jrcourtois: le blog

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lundi 11 décembre 2017

11 décembre 2017

Huit ans après mon père, c'est Johnny qui a rejoint le ciel. Je ne peux pas dire que j'avais attendu ce moment là, mais quand mon père a découvert qu'il avait un cancer, Johnny avait aussi rejoint l'hôpital, et on avait dit à Papa, tu peux pas mourrir, Johnny est pas mort.

C'est long huit ans. J'ai sans doute beaucoup changé depuis ce temps là, mais je n'ai toujours pas rencontré la femme de ma vie, et du coup, j'ai l'impression de n'avoir rien accompli. Je m'étais pourtant dit en arrivant à Grenoble que je ferais quelque chose ici. Cela faisait un moment que j'avais envie de quitter Paris, mais la maladie de mon père m'avait incité à rester plus longtemps près des miens. Maintenant, je suis loin, je les vois bien peu souvent, une ou deux fois l'année. Alors oui, j'ai changé, car je ne sais plus trop bien où je vais.

Même si mes billets de blogs reflètent souvent ma nature un peu déprimée, pour justement exorciser ce côté de moi que je n'aime pas trop, cette part de moi qui me tire vers le bas, qui m'incite à la paresse, à l'inaction pour ne pas avoir à subir le vent de la vie, j'ai par ailleurs une foi dans la nature humaine, c'est à dire en l'envie de vivre et d'aimer qui anime chacun de nous.

Il fait froid dans cet appartement, mes journées sont pareilles aux précédentes et s'enchaînent et m'enchaînent, moi aussi, finalement, depuis que j'ai fait le pari de me ranger des voitures et de trouver un CDI dans une grosse boite. Non, on ne peut pas dire que je sois heureux, parce que j'ai peur.

J'ai peur de la vie, peur de me faire du mal, peur aussi de grandir, d'avoir des responsabilités, peur de perdre mes amis, qui s'en vont chacun leur tour sur le chemin de la vie. Même quand je suis avec eux, j'ai peur de leur parler, de leur dire ce que j'ai sur le coeur, parce que si je ne suis pas heureux, je ne suis pas non plus malheureux, juste un peu fatigué, un peu trop seul, un peu trop à l'arrêt.

La peur que j'ai, elle n'est pas d'un danger immédiat, mais d'un danger futur. Peur de devenir gros, de finir vieux garçon, de ne pas devenir président de la république, de ne pas m'engager assez dans des assos pour faire vraiment bouger les choses, de trop m'engager dans des assos pour y perdre une chance de devenir quelqu'un d'autre.

C'est très impudique ce que j'écris là, et pourtant, cela reste maîtrisé, car j'ai peur aussi de dire des choses qui me rendrait trop vulnérable, et je suis triste de ne pas savoir si je suis lu ou non, je sais que ce que je dis ne peut guère susciter de réaction.

Voilà, je vais voir si je peux réécrire une fois cette année ou non...

lundi 4 septembre 2017

Achat d'un nouveau téléphone portable

Bon, mon téléphone n'est pas encore totalement à la ramasse, et je cède sans doute aux sirènes de la consommation, mais j'ai décidé de passer à l'ère du smartphone.

Mon besoin est assez précis, car, en fait, je n'ai plus accès à mes mails depuis le travail. J'ai aussi chercher à acheter une caméra ou un appareil photo, et finalement, les smartphones actuels font très bien l'affaire.

Je vais en chercher un petit, mais j'ai quelques questions :

- Quels outils existent pour gérer la connexion à la data (j'ai l'intention de rester sur mon forfait gratuit) ? - Comment vais-je devoir modifier ma pratique du mail ? - Quels sont les outils hors connexion efficace et sympa disponible ? - Que choisir : Androïd ou IOS ?

Voilà, pour le moment, je m'oriente vers un iPhone SE, parce que j'aime bien le fait qu'il soit petit, un 4" me semble un bon moyen de ne pas passer ma vie sur ce mobile.

mardi 6 juin 2017

Un point sur la température

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J'ai changé de boulot, je me suis trouvé un CDI et je bosse pour une boîte qui a l'air sympa : la SAMSE. Le travail est plutôt intéressant, même si ça change quand même beaucoup de ce que je faisais avant. Il est plus orienté vers le support que vers le développement. Mais j'ai l'impression d'aider les gens à faire leur travail, et c'est quand même agréable. En plus, le bureau n'est qu'à un quart d'heure en vélo.

Dans mes autres activités, j'étais pas mal investi dans plein d'associations, ou de mouvements politique, et l'année qui vient de s'écouler à marquer un peu de difficultés à continuer à tout suivre. Un peu de frustration aussi de voir des aventures qui ne vont pas forcément au bout de ce qu'elles pourraient. Les conseils citoyens voulus par la municipalité ne sont pas une franche réussite, je ne me sens pas forcément coupable, mais j'ai du mal à abandonner le navire alors même que je place peu d'espoir dans cette institiution. Je me suis bien éloigné de mes amis d'Alternatiba, mais eux continuent de faire des actions, d'organiser des manifestations, je ne me sens pas de les suivre, par peur de manquer de temps... Je suis toujours pour sortir du nucléaire, et j'ai du mal à assurer le minimum vital de soutien informatique. Pour ce qui est d'EELV, le parti en lui-même risque bien d'imploser. Peut-être pas à Grenoble, et c'est ce que j'aimerais voir.

Côté perso, c'est plus compliqué, les années continuent de défiler, et je crois bien que mon coeur est réellement en train de se déssecher. Je ne me sens pas seul, heureusement que j'ai des amis, qui en plus s'installent un peu plus à Grenoble où j'ai envie de rester. Mais je me dis que j'ai du mal à m'imaginer vivre en coloc toute ma vie, j'aimerais bien faire ma vie avec une fille, même si peut-être en fait, j'aimerais pas ça. J'ai des fois l'impression d'être si loin et si proche que cela se réalise. Juste de ne pas dire le truc au bon moment, ou le bon geste. Ca me ramène un peu 12 ans en arrière. Ca fait un peu gachis, de se dire ça...

Exutoire.

Ca fait un bout de temps que je ne suis plus très régulier, et ce coup ci, je pense que les quelques uns qui me lisent encore ne sauront pas quoi répondre. J'en suis désolé, j'écris comme si j'étais seul. La vérité, c'est que je fais peur aux gonzesses, pas forcément dangereux, mais pas clair. Juan me disait qu'elles ne pouvaient pas savoir si je m'intéressais à elle.

Heureusement, demain tout ira mieux, c'est le mois de juin après tout :)

lundi 1 mai 2017

Abstention : piège à cons

Dimanche prochain ont lieu les élections présidentielles. En 2002, on avait eu droit à un duel entre Chirac et Le Pen, un fasciste dangereux et un président sortant. La surprise du premier tour nous avait incité, moi et d'autres à sortir dans la rue pour manifester notre mécontentement, notre honte. Honte du résultat, honte un peu d'avoir laisser Jospin se faire éliminer. Le rejet fut massif, le score, historique.

Cette année, l'indignation n'est plus là, cela fait 2 ans que l'on se doute que Le Pen (sa fille), sera au second tour. La surprise vient de son concurrent, et un peu du fait qu'elle n'arrive qu'en deuxième position. Beaucoup sont déçus du résultat : cela est compréhensible. Pour autant, il me semble illusoire de ne pas se déplacer pour aller voter. Nous sommes en démocratie, et c'est un droit et un devoir de s'exprimer. Ne pas le faire revient à dire, je me fous du résultat, je ne veux pas participer à cette mascarade. OK, mais dans ce cas, allez jusqu'au bout de votre démarche et quittez la France, ou au moins arrêtez de payer vos impôts et refusez vos allocations chomage,

Mon choix est clair : Macron est convaincu qu'il va gagner, il n'a jamais eu ma voix, il estime donc ne pas en avoir besoin, je ne lui donnerais pas. JAMAIS je ne jetterais le désavoeu à ceux qui voteront pour lui : pour avoir un troisième tour avec les législatives sa victoire est impérative. On peut facilement imaginer qu'avec l'état d'urgence dans lequel nous vivons actuellement, si Le Pen arrive au pouvoir elle pourra faire un peu ce qu'elle voudra.

Ceux qui misent sur une implosion du FN consécutive à une large défaite lors de la séquence électorale, peut-être ont ils raison, mais finalement si la petite fille venait à remplacer la fille, ne serait-ce pas encore pire ? Et soyons sérieux, les sondage se trompent sans doute, mais quelque soit la mobilisation, Le Pen captera sans doute plus de voix au second tour qu'elle n'en a eu au premier, et c'est cela qui est malheureux. Ce sont donc bien les gens qui n'ont pas voté pour elle au premier tour qu'il faut convaincre de ne pas le faire au second !

mercredi 1 mars 2017

Sur le féminisme

J'ai lu qu'un article avait suscité de nombreuses réactions machistes voire ordurière sur les réseaux sociaux.

Le sujet qui est à la fois anecdotique et symptomatique ne devrait pas entraîner de telles réactions. Cependant, il alimente ma réflexion sur le féminisme et le machisme.

Il m'est compliqué en tant qu'homme blanc hétérosexuel et de la classe moyenne de critiquer ou de soutenir des propos sur ce sujet. J'ai le sentiment de n'avoir aucune légitimité à parler. Je ne fais partie d'aucune minorité, je ne peux donc pas comprendre la souffrance.

Cependant, et où ma réfléxion me semble intéressante, c'est que le fait de considérer que la femme à laquelle je m'adresse est féministe me fait me sentir macho, surtout si je parles d'égalité homme/femme. En fait, avec un a priori sans doute faux, et de par leur discours, les féministes ne semblent laisser passer aucun sujet et voit en toute activité masculine une marque de machisme. Cela donne l'impression qu'elle n'a de pitié pour aucun homme et que tous à ses yeux se valent. Que donc elle me considère comme un gros macho, et que de ce fait, je dois l'être un peu.

J'imagine que l'inverse doit sans doute être vrai aussi, à savoir qu'une femme qui me considère comme un macho, pense que j'ai une opinion amoindrie d'elle, que finalement se regard en miroir n'est pas meilleur que ce que je peux éprouver pour moi même. Bref, en jugeant l'autre sur des a priori, on participe au fait de se déconsidérer, et ce n'est pas cool.

Je ne sais pas si cette réflexion est bien claire, et bien utile, mais, je la laisse quand même au fil de l'eau...

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