jrcourtois: le blog

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mardi 28 juin 2016

Idiocratie

Les lycées passant le bac cette année devait répondre à une question leur demandant dans quelle ville et à quelle époque se situait l'action du texte. Certains étudiants, incapables de répondre, ou désarçonnés par la question ont lancé une pétition demandant l'annulation de la question au prétexte que cette épreuve d'anglais ne devait pas comporter de question de géographie, d'histoire, bref de culture générale.

La présentation qu'en avait faite le journal de M6 n'était en rien critique de cette démarche, ayant même l'air de rejeter la faute sur le corps enseignant. Le texte parlait de New York, de Manhattan, une image sous titrée New York City accompagnait le texte. Il ne s'agissait donc pas de pure culture générale sur un sujet compliqué (notamment, on ne leur demandait pas quelle était la capitale de l'état de l'Ohio). La question est cependant de savoir si le bac ne doit sanctionner que des élèves capables de déchiffrer un texte ou de quelque chose de plus.

Jeudi dernier, les anglais ont voté le Brexit, là ce sont les politiciens que j'accuse d'être des idiots. C'est un fait, une grande partie de l'électorat n'a aucune confiance dans les hommes politiques qui sont au pouvoir. Le score des extrèmes, de l'abstention en atteste, et malgré tout, ces mêmes élites restent persuadées qu'avec le pouvoir, elles ont la possibilité de diriger la démocratie. Le premier ministre anglais ne pensait pas que son référendum accoucherait d'une telle défaite, il n'a eu cesse de faire peur aux électeurs en leur parlant des conséquences d'une sortie de l'UE. Les idiots sont au pouvoir et sont convaincu de diriger des idiots. Le fait est que les gens voient bien qu'on les prend pour des idiots et font en sorte de ne pas l'être totalement.

Pour ne rien vous cacher, je suis ravi que les anglais, chantres du libéralisme, veuillent sortir de cette union. Je suis pour une europe des peuples, une europe des nations, pas des états unis d'europe, nous n'avons pas la même histoire.

jeudi 19 mai 2016

Casseurs et terroristes

J'ai fait un rêve....

Enfin un cauchemar plutôt : j'étais en train de dormir dans mon lit quand je me réveille brusquement, car il y a un grand fracas dans la rue, beaucoup de sirènes, il fait nuit et en sortant, je vois des camions passer et bloquer la rue. Un terroriste est retranché et il doit être délogé. Je ne peux pas regarder par ma fenêtre, c'est trop dangereux. Je me réveille à nouveau, il fait jour, mais l'assaut est toujours en cours, je passe dans le couloir et je vois ma famille qui se réveille aussi, totalement ignorante de ce qui se passe dehors.

Je suis entre les deux, entre ce qui se passe dehors et ce qui se passe dans ma vie, auprès de mes proches.

La société actuelle ne me convient pas, ce rapport qu'on a à l'argent, cet individualisme, le consumérisme. D'autres gens pensent pareil, que le système est pourri et qu'il faut en changer, et qu'il est possible d'en changer. On voit chez la plupart des gens cette impression de subir le système, que c'est parce qu'ils ne le comprennent pas qu'ils en sont les victimes. La preuve en est que ceux qui semblent avoir tout compris sont ceux qui s'en sortent le mieux.

Le changement de système est possible, il est même vital, et il est en cours...

jeudi 31 mars 2016

Je me lance

Après quelques années à avoir tâter un peu de la politique, j'ai décidé qu'il était temps et que la France ne pourrait pas attendre plus longtemps. Après François, Jacques et Nicolas, les français sont prêts pour élire un nouveau président : MOI.

Voici déjà mon affiche de campagne en toute exclusivité.

Affiche.jpg

jeudi 17 mars 2016

La primavera

La neige fond, les arbres bourgeonnent, le jour succède à la nuit, la douceur revient, la vie semble reprendre ses droits.

Oui, je l'attendais ce printemps, et je sens qu'il est là, à ma porte, à ma fenêtre. Je vais ressortir, ne plus avoir peur, me construire une cohérence.

Ce soir j'étais à un débat sur la COP 21, et lorsque la question a été posée de ce sur quoi on devait mener notre action, un type a répondu : l'accueil des étrangers. Cette réponse n'est pas totalement hors de propos. Car oui, l'urgence est dans l'accueil, ces gens qui fuient leur pays en guerre. L'urgence est aussi à s'ouvrir aux autres dans une société très individualiste. Apprendre aussi à vivre dans des conditions difficiles, avec des réfugiés qui aujourd'hui sont victimes de la guerre, mais qui demain peut-être seront des réfugiés climatiques.

(Ré-)apprendre la solidarité, se préparer aux catastrophes qui nous attendent, en se disant que cette préparation peut tout aussi bien nous permettre de les éviter en nous faisant nous poser les bonnes questions ou en trouvant des solutions pragmatiques.

La psychologie et la sociologie sont des disciplines complexes, et je voudrais éviter de tomber dans le piège de faire des analyses ou des prédictions. Il se passera ce qui se passera et on fera en sorte que ça se passe le mieux possible.

mardi 9 février 2016

Guérissons le monde

Préambule

Texte que j'ai écrit voilà 7 ans...

Introduction

Le monde est malade, je ne vais pas faire l’inventaire complet, ça fait un moment que Renaud, Fatigué, chante cela :

… cette fausse étoile perdue dans l'univers Berceau de la bêtise et royaume du mal Où la plus évoluée parmi les créatures A inventé la haine, le racisme et la guerre Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs Et amène le sage à cracher sur son frère

Le constat, ce n’est pas en ces temps où Nicolas Le Petit nous prévient qu’il s’agit de la plus grave crise de tous les temps qu’on va le remettre en cause. Mais quand quelqu’un est malade, on essaye de le soigner, quand on vit dans un tel bordel, on a envie de faire quelque chose pour arranger, assainir un peu. Le problème, c’est que ça paraît compliqué, le monde est immense, on ne sait pas bien par où commencer. C’est pour ça que je tente d’établir une petite action de mon côté, parce que je pense que si chacun y met un peu du sien, on a moyen de faire changer les choses. Nous sommes 6 milliards d’individus, à (sur)vivre sur cette fausse étoile, et pas tous à la même enseigne

Je ne prétends pas détenir la vérité absolue, je n’ai pas envie de faire tout ça tout seul, et je vous invite à échanger autant que vous voulez. Les premières étapes que je pense nécessaires à ma méthode sont les suivantes :

  1. Croire en un autre monde
  2. Trouver des solutions
  3. Agir et être exemplaire

Croire qu’un autre monde est possible

Les cercles vicieux des crises qui s’auto entretiennent, le matraquage des médias, le fait que nous sommes tout petit, insignifiant, tout cela nous conduit à penser que ce monde est le seul possible. On est entretenu dans le fait que c’est l’Etat qui doit résoudre nos problèmes, que les relations que nous entretenons avec nos patrons sont les seules qui soient valables.

Si on ne croit pas que quelque chose de différent est possible, alors, on n’a aucune chance de faire en sorte de changer quoi que ce soit.

Il s’agit sans doute de la partie la plus difficile, elle dépend un peu de la volonté de chacun, elle est ce qui se rapproche sans doute le plus d’une religion, c’est en tout cas la façon dont je le perçois pour moi-même. C’est un peu mystique, mais j’ai l’intime conviction que les choses peuvent changer, qu’un meilleur monde est possible, que le bon triomphera du mauvais.

Cette notion est d’ailleurs totalement dans l’air du temps, le retour des religions au premier plan, l’axe du mal de Georges Bush.

C’est dans ce sens que je suis fan de Barrak, il veut nous faire croire que changer le monde est possible, que sa victoire est celle des gens qui ont participé à sa campagne.

C’est ce modèle auquel je me raccroche, l’humanité est passé par des crises, des guerres, des horreurs, ce n’est pas fini pour autant, et je ne suis pas prophète, et c’est un peu ce qui me gène dans l’écriture de cette partie, parce que ce qu’il faut faire est réellement du domaine de la croyance dans des choses totalement irrationnelles.

Habitués que nous sommes à tout remettre en cause, à nous méfier de tout, nous sommes dans une civilisation de la peur. Peur de demain, de perdre son travail, de la guerre, de devenir malade, de mourir, de se faire agresser, de se faire arnaquer, d’arriver trop tard, des voisins, des étrangers. Il existe des gens qui croient en la vie, qui pensent qu’ils vont guérir, qui savent discuter avec des étrangers pour apprendre leur culture, qui peuvent accueillir leurs voisins pour prendre un apéro ou le thé. Des gens qui savent prendre le temps. « N’ayez pas peur », c’est ce que disait Jean-Paul II, mais aussi Michael Moore, et moi je vous le dit : soyez optimiste.

Soyez sur que faire quelque chose pour améliorer le monde, vous sera bénéfique. Si le monde va mieux, vous irez mieux, c’est statistique.

Avoir des solutions pour un monde meilleur

C’est bien joli de vouloir changer le monde, encore faut il savoir quoi mettre à la place. On fait des révolutions pour abolir la monarchie et établir la démocratie, ou le communisme, on fait des vaccins pour que les gens meurent moins de maladie. L’ennemi quand il est connu est beaucoup moins difficile à combattre.

Agir concrètement - Etre exemplaire

Parce que c’est bien beau de discuter, mais à un moment donné, il faut passer à l’action.

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