jrcourtois: le blog

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mardi 19 juillet 2016

Nice et le futur

Par où commencer.

Un attentat le jour de la fête nationale sur un lieu hautement connu, une centaine de victimes par la faute d'un camion conduit par un fou. Les symboles sont tellement nombreux, on sort de l'Euro sous haute surveillance, par ailleurs le même feu d'artifice a eu lieu dans toutes les communes de France, des familles ont été touchées, Nice est un haut lieu du tourisme, l'impact économique n'est pas non plus négligeable. Bref, une attaque sidérante qui nous fait mal.

De la part de nos dirigeant, ce sont toujours ces mêmes paroles : NOUS SOMMES EN GUERRE.

Le problème c'est que notre ennemi n'est pas identifié, l'organisation qui est derrière tout cela est à la fois tentaculaire et évanescente. Du coup, si nous sommes en guerre, on ne sait pas très bien contre quoi, contre qui.

Sommes nous en guerre contre un pays, contre un peuple, contre une civilisation, contre une religion ?

Ce qui peut faire consensus, c'est que nous sommes en guerre contre les terroristes (même si ces terroristes ne sont pas bien identifiés). Par définition, ces terroristes cherchent à semer la terreur, il me semble donc que le fait de ne pas être terrorisé est une bonne réponse.

Dans un deuxième temps, comprendre pourquoi des gens ont envie de tuer d'autres gens, en sachant que le résultat en sera sans doute leur propre mort, n'est à mon sens que le résultat d'un état d'esprit de total désespoir, et quoi qu'il en soit, la promesse de les éliminer ne peut que les conforter dans leur certitude qu'ils sont totalement inutiles dans la société française...

Je garde espoir dans l'humanité, même si en ce moment c'est difficile. Gardons l'espoir.

mardi 28 juin 2016

Idiocratie

Les lycées passant le bac cette année devait répondre à une question leur demandant dans quelle ville et à quelle époque se situait l'action du texte. Certains étudiants, incapables de répondre, ou désarçonnés par la question ont lancé une pétition demandant l'annulation de la question au prétexte que cette épreuve d'anglais ne devait pas comporter de question de géographie, d'histoire, bref de culture générale.

La présentation qu'en avait faite le journal de M6 n'était en rien critique de cette démarche, ayant même l'air de rejeter la faute sur le corps enseignant. Le texte parlait de New York, de Manhattan, une image sous titrée New York City accompagnait le texte. Il ne s'agissait donc pas de pure culture générale sur un sujet compliqué (notamment, on ne leur demandait pas quelle était la capitale de l'état de l'Ohio). La question est cependant de savoir si le bac ne doit sanctionner que des élèves capables de déchiffrer un texte ou de quelque chose de plus.

Jeudi dernier, les anglais ont voté le Brexit, là ce sont les politiciens que j'accuse d'être des idiots. C'est un fait, une grande partie de l'électorat n'a aucune confiance dans les hommes politiques qui sont au pouvoir. Le score des extrèmes, de l'abstention en atteste, et malgré tout, ces mêmes élites restent persuadées qu'avec le pouvoir, elles ont la possibilité de diriger la démocratie. Le premier ministre anglais ne pensait pas que son référendum accoucherait d'une telle défaite, il n'a eu cesse de faire peur aux électeurs en leur parlant des conséquences d'une sortie de l'UE. Les idiots sont au pouvoir et sont convaincu de diriger des idiots. Le fait est que les gens voient bien qu'on les prend pour des idiots et font en sorte de ne pas l'être totalement.

Pour ne rien vous cacher, je suis ravi que les anglais, chantres du libéralisme, veuillent sortir de cette union. Je suis pour une europe des peuples, une europe des nations, pas des états unis d'europe, nous n'avons pas la même histoire.

jeudi 19 mai 2016

Casseurs et terroristes

J'ai fait un rêve....

Enfin un cauchemar plutôt : j'étais en train de dormir dans mon lit quand je me réveille brusquement, car il y a un grand fracas dans la rue, beaucoup de sirènes, il fait nuit et en sortant, je vois des camions passer et bloquer la rue. Un terroriste est retranché et il doit être délogé. Je ne peux pas regarder par ma fenêtre, c'est trop dangereux. Je me réveille à nouveau, il fait jour, mais l'assaut est toujours en cours, je passe dans le couloir et je vois ma famille qui se réveille aussi, totalement ignorante de ce qui se passe dehors.

Je suis entre les deux, entre ce qui se passe dehors et ce qui se passe dans ma vie, auprès de mes proches.

La société actuelle ne me convient pas, ce rapport qu'on a à l'argent, cet individualisme, le consumérisme. D'autres gens pensent pareil, que le système est pourri et qu'il faut en changer, et qu'il est possible d'en changer. On voit chez la plupart des gens cette impression de subir le système, que c'est parce qu'ils ne le comprennent pas qu'ils en sont les victimes. La preuve en est que ceux qui semblent avoir tout compris sont ceux qui s'en sortent le mieux.

Le changement de système est possible, il est même vital, et il est en cours...

jeudi 31 mars 2016

Je me lance

Après quelques années à avoir tâter un peu de la politique, j'ai décidé qu'il était temps et que la France ne pourrait pas attendre plus longtemps. Après François, Jacques et Nicolas, les français sont prêts pour élire un nouveau président : MOI.

Voici déjà mon affiche de campagne en toute exclusivité.

Affiche.jpg

jeudi 17 mars 2016

La primavera

La neige fond, les arbres bourgeonnent, le jour succède à la nuit, la douceur revient, la vie semble reprendre ses droits.

Oui, je l'attendais ce printemps, et je sens qu'il est là, à ma porte, à ma fenêtre. Je vais ressortir, ne plus avoir peur, me construire une cohérence.

Ce soir j'étais à un débat sur la COP 21, et lorsque la question a été posée de ce sur quoi on devait mener notre action, un type a répondu : l'accueil des étrangers. Cette réponse n'est pas totalement hors de propos. Car oui, l'urgence est dans l'accueil, ces gens qui fuient leur pays en guerre. L'urgence est aussi à s'ouvrir aux autres dans une société très individualiste. Apprendre aussi à vivre dans des conditions difficiles, avec des réfugiés qui aujourd'hui sont victimes de la guerre, mais qui demain peut-être seront des réfugiés climatiques.

(Ré-)apprendre la solidarité, se préparer aux catastrophes qui nous attendent, en se disant que cette préparation peut tout aussi bien nous permettre de les éviter en nous faisant nous poser les bonnes questions ou en trouvant des solutions pragmatiques.

La psychologie et la sociologie sont des disciplines complexes, et je voudrais éviter de tomber dans le piège de faire des analyses ou des prédictions. Il se passera ce qui se passera et on fera en sorte que ça se passe le mieux possible.

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