jrcourtois: le blog

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mardi 6 juin 2017

Un point sur la température

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J'ai changé de boulot, je me suis trouvé un CDI et je bosse pour une boîte qui a l'air sympa : la SAMSE. Le travail est plutôt intéressant, même si ça change quand même beaucoup de ce que je faisais avant. Il est plus orienté vers le support que vers le développement. Mais j'ai l'impression d'aider les gens à faire leur travail, et c'est quand même agréable. En plus, le bureau n'est qu'à un quart d'heure en vélo.

Dans mes autres activités, j'étais pas mal investi dans plein d'associations, ou de mouvements politique, et l'année qui vient de s'écouler à marquer un peu de difficultés à continuer à tout suivre. Un peu de frustration aussi de voir des aventures qui ne vont pas forcément au bout de ce qu'elles pourraient. Les conseils citoyens voulus par la municipalité ne sont pas une franche réussite, je ne me sens pas forcément coupable, mais j'ai du mal à abandonner le navire alors même que je place peu d'espoir dans cette institiution. Je me suis bien éloigné de mes amis d'Alternatiba, mais eux continuent de faire des actions, d'organiser des manifestations, je ne me sens pas de les suivre, par peur de manquer de temps... Je suis toujours pour sortir du nucléaire, et j'ai du mal à assurer le minimum vital de soutien informatique. Pour ce qui est d'EELV, le parti en lui-même risque bien d'imploser. Peut-être pas à Grenoble, et c'est ce que j'aimerais voir.

Côté perso, c'est plus compliqué, les années continuent de défiler, et je crois bien que mon coeur est réellement en train de se déssecher. Je ne me sens pas seul, heureusement que j'ai des amis, qui en plus s'installent un peu plus à Grenoble où j'ai envie de rester. Mais je me dis que j'ai du mal à m'imaginer vivre en coloc toute ma vie, j'aimerais bien faire ma vie avec une fille, même si peut-être en fait, j'aimerais pas ça. J'ai des fois l'impression d'être si loin et si proche que cela se réalise. Juste de ne pas dire le truc au bon moment, ou le bon geste. Ca me ramène un peu 12 ans en arrière. Ca fait un peu gachis, de se dire ça...

Exutoire.

Ca fait un bout de temps que je ne suis plus très régulier, et ce coup ci, je pense que les quelques uns qui me lisent encore ne sauront pas quoi répondre. J'en suis désolé, j'écris comme si j'étais seul. La vérité, c'est que je fais peur aux gonzesses, pas forcément dangereux, mais pas clair. Juan me disait qu'elles ne pouvaient pas savoir si je m'intéressais à elle.

Heureusement, demain tout ira mieux, c'est le mois de juin après tout :)

jeudi 4 octobre 2012

La voile, le vent

Au moment de choisir la catégorie, un petit doute.

Je vais bien, ou je ne vais pas bien. J'ai besoin de laisser couler les mots, de jeter quelques mots pour décrire un peu mon état d'esprit. Comme un trop plein, trop plein de fatigue, trop plein de réflexions non couchées, trop plein de stress non assumé...

Le corps parle un peu, mal au cou, mal au cul, mal au rein... C'est que ça doit pas aller trop bien.

Dans le même temps, au boulot, je fais des trucs qui semble satisfaire les gens, même si j'arrive à oublier de faire des trucs, l'avenir est pour moi pas trop sombre avec un nouveau contrat qui se profile, quelque chose qui pourrait être encore bien intéressant. Je continue d'avoir une vie de coloc qui est bien cool, c'est quelque chose dont on n'a pas forcément confiance, mais, le fait de ne pas avoir de problèmes à gérer quand on rentre le soir, c'est chouette.

Dans les trucs cools, il y a aussi le fait de faire des activités sympa, comme par exemple de la voile... C'est un peu au sujet de la voile que j'avais envie de continuer de filer ma métaphore, sur la vie, le fait de prendre un cap, de choisir une route, d'avancer au gré du vent. En fait, pour avancer quand on fait de la voile, c'est important d'avoir un cap, sinon, on ne fait pas grand chose. On peut, et on doit souvent ne pas prendre la route directe pour arriver au but, car ce n'est pas souvent la plus rapide, ni même la plus agréable. On doit souvent lutter contre le vent, mais ça veut dire voire d'où il vient, quelle force il a, se tenir prêt au cas où il tombe, au cas où il change de direction...

Je n'ai pas du tout l'habitude de voir ma vie comme ça, enfin, pas tout à fait. Disons que j'ai en vrai, un but ultime et qu'il m'aide sans doute à avancer, un but que peut-être je n'atteindrais jamais. J'ai disons sans doute une chance sur 10 millions d'y arriver. Cela n'a d'ailleurs sans doute pas d'importance, et peut-être qu'il est d'ailleurs temps pour moi de me l'avouer et de le peaufiner un peu. Je rêve depuis tout gamin de devenir président de la république. Et je me dis que 25 ans plus tard (puisque c'était en CE2), je peux sans doute affiner ce rêve et dire, je veux être un bon président de la république.

Bon, dans le sens, apporter quelque chose de positif à la France, à la société humaine. C'est un peu (beaucoup) ambitieux, et je n'ai pas de feuille de route tracée, je n'ai pas réfléchi à la date à laquelle je serais le plus prêt pour être bon, ni le meilleur moyen de me faire élire. Globalement, je pense qu'il me faut encore apprendre beaucoup avant de pouvoir aspirer à atteindre cet objectif, mais le fait de savoir ce que je veux, et de savoir que je le sais, et d'assumer de vouloir ce que je veux, c'est un peu ça que je veux promouvoir.

J'ai peut-être besoin de cette "révélation"...

La prochaine fois, promis, je mets une photo, ou une image.

mercredi 30 mai 2012

La fin

Note triste et fatiguée.

Un peu comme une thérapie, j'écris quelques mots alors que je suis fatigué.

Je voudrais parler de la mort, de ma mort en fait, c'est pas une idée qui m'obsède, mais en fait, je me disais que si je mourrais, je me ferais bien incinérer et qu'on laisse mes cendres au pied d'un arbre. Un peu à cause d'une phrase qui dit qu'on est de la poussière d'étoile. Les atomes qui constituent les molécules qui forment nos cellules sont des résidus d'étoile. Nous sommes des poussières d'étoiles, et si le carbone qui résultera de la combustion de mon corps peut se retrouver dans un arbre, je trouverais cela très chouette comme symbole.

Avant cela, il me semble évident que si on peut utiliser des organes en état de marche dans mon corps, c'est bien de le faire aussi...

Mais voilà, j'hésite un peu à écrire un tel article. Parce que parler de la mort, ce n'est pas très gai, ni pour soi, ni pour ceux qui lisent. Ce n'est pas franchement rassurant sur mon état d'esprit, ni pour les autres, ni pour moi. Il y a sans doute aussi un peu de tabou, que finalement, je suis quand même chrétien et que la résurrection des corps, je ne sais pas bien ce que ça veut dire. Sans doute aussi un peu de superstition, l'idée de s'attirer l'œil de la Canarde.

Tout a une fin, et je pense à mon père, et je pense à moi, et je pense que j'ai besoin de me retrouver un peu.

mercredi 15 février 2012

Un an déjà

Voilà un an que j'ai subi mon opération du genou, je remarche normalement, je cours même. Sauf quand il fait vraiment trop froid pour mettre le nez dehors.

Je pensais que j'aurais ici les réponses que je n'avais pas eu par ailleurs, mais le fait est que quand on refuse de se poser les questions, on n'y trouve pas de réponses.

Amour, argent, travail, sens de la vie, famille...

Existence finalement, car on n'existe qu'au travers des autres. Enfin, moi en tout cas. Tout au moins l'estime que l'on a de soi. J'ai aussi l'impression que le fait d'écrire permet aussi de penser, de réfléchir sur soi d'une manière plus aboutie. Et qu'en pensant, on est (Cogito ergo sum). Donc l'écriture fait du bien.

Parce que clairement, ce soir, j'ai envie d'aller mieux, j'ai envie d'écrire pour aller mieux.

Famille, c'est compliqué, je viens de passer le week-end avec eux, et c'est difficile. Tous ont leurs problèmes, ma mère et ma sœur qui vivent seules. Tous qui ne sont pas vraiment dans une situation idéale d'un point de vue de leur taf, des nièces qui sont mignonnes comme tout, sauf quand vient l'heure du repas, et c'est terrible... Tous ces soucis ne sont pas bien graves, je veux dire, que déjà, tous ont un toit, que la santé va pas trop mal, mais ces soucis et l'impuissance à y apporter une solution sont lourds à supporter.

Argent, travail, sens de la vie... Je suis en CDD, et ce contrat 'précaire' va se terminer vers la fin de l'année. Alors c'est toujours très excitant de se dire que tout reste ouvert, mais finalement, quand on ne sait pas vraiment ce qu'on veut faire, ça ne sert pas à grand chose. Continuer dans le domaine de la recherche, faire de l'enseignement, rejoindre une SSII, faire de la politique, toucher le chômage tranquillement, monter mon propre projet de boîte, partir à l'étranger. Les options sont multiples, mais je ne sais pas ce qui me plairait le plus. J'aime bien le cadre, et le confort de ne pas avoir de responsabilités, dans un même temps, j'aurais envie d'être utile à la société, et je sais que partir ne voudrait réellement dire pour moi qu'une fuite...

Amour, voilà bien le sujet qui me turlupine depuis une petite vingtaine d'année. En la matière, il est certain que les mots sont inutiles. J'ai cependant eu une discussion intéressante avec une octogénaire qui me disait qu'elle ne pouvait pas proposer à sa fille de rejoindre la chainehumaine.org car elle voulait que sa fille soit libre de faire ce qu'elle veut. Je lui ai dit que je comprenais très bien ce qu'elle voulait dire, et que c'est bien souvent ce qui me retient d'aller vers les filles...

Bon, il se fait tard, j'ai mis une partie de mon cœur à nu. Pas tout, mais condenser quelques mois (de ne plus rien laisser sortir) en quelques phrases est un exercice salutaire... ou pas.

mercredi 26 janvier 2011

Savoir dire non

Une copine de blog, c'est comme ça qu'on dit quand on n'a pas rencontré les gens en vrai, mais que ça fait quelques années que l'on suit leur vie, de loin en loin, et qu'en plus cette personne a même eu la gentillesse de visiter mes quelques pages, a pondu cet article : "Ne pas toujours dire oui".

Elle est elle aussi touchée par le cancer d'un de ses parents, et les médecins lui ont annoncé de manière fort peu délicate, à elle et sa mère, croyant que le médecin précédent lui avait déjà annoncé, la nouvelle est tombée, abrupte. Un cancer, ça sonne toujours plus ou moins comme une condamnation à mort. En fait, c'est un peu plus complexe, car il n'y a pas un cancer, mais des cancers, certains se traitant plus ou moins bien, toujours est il qu'ils sont un réel retour à la réalité : "la vie est fragile". Le fait est que dans notre société, on en sait de plus en plus, on a le sentiment de tout pouvoir maîtriser, et soudain, on se trouve confronté à quelque chose qu'on ne sait pas bien expliquer, à une maladie qu'on cherche à soigner depuis des années, mais face à laquelle on n'a pas encore de remède, contre laquelle il n'existe pas de prévention et qui risque tous de nous tuer.

Je ne sais pas ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire dans ces situations, mon père a soigné un cancer en 2009, il a ainsi pu assister au mariage de sa petite dernière, puis fêté ses 40 ans de mariage en septembre pour partir très rapidement 3 mois plus tard. Je n'ai rien vu, rien voulu voir, il n'a pas trop montré, on a profité de sa présence, même s'il était fatigué, il était encore content de nous voir autour de lui, même s'il était bien inquiet...

Bon, c'est pas très positif tout ça, désolé, alors que pendant ce temps, il se passe des choses en Tunisie et en Egypte...

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