jrcourtois: le blog

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mercredi 26 janvier 2011

Savoir dire non

Une copine de blog, c'est comme ça qu'on dit quand on n'a pas rencontré les gens en vrai, mais que ça fait quelques années que l'on suit leur vie, de loin en loin, et qu'en plus cette personne a même eu la gentillesse de visiter mes quelques pages, a pondu cet article : "Ne pas toujours dire oui".

Elle est elle aussi touchée par le cancer d'un de ses parents, et les médecins lui ont annoncé de manière fort peu délicate, à elle et sa mère, croyant que le médecin précédent lui avait déjà annoncé, la nouvelle est tombée, abrupte. Un cancer, ça sonne toujours plus ou moins comme une condamnation à mort. En fait, c'est un peu plus complexe, car il n'y a pas un cancer, mais des cancers, certains se traitant plus ou moins bien, toujours est il qu'ils sont un réel retour à la réalité : "la vie est fragile". Le fait est que dans notre société, on en sait de plus en plus, on a le sentiment de tout pouvoir maîtriser, et soudain, on se trouve confronté à quelque chose qu'on ne sait pas bien expliquer, à une maladie qu'on cherche à soigner depuis des années, mais face à laquelle on n'a pas encore de remède, contre laquelle il n'existe pas de prévention et qui risque tous de nous tuer.

Je ne sais pas ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire dans ces situations, mon père a soigné un cancer en 2009, il a ainsi pu assister au mariage de sa petite dernière, puis fêté ses 40 ans de mariage en septembre pour partir très rapidement 3 mois plus tard. Je n'ai rien vu, rien voulu voir, il n'a pas trop montré, on a profité de sa présence, même s'il était fatigué, il était encore content de nous voir autour de lui, même s'il était bien inquiet...

Bon, c'est pas très positif tout ça, désolé, alors que pendant ce temps, il se passe des choses en Tunisie et en Egypte...

lundi 17 mai 2010

C'est la merde

Ne lisez pas ça si vous n'avez pas la pêche.

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lundi 25 janvier 2010

Je crois que j'ai besoin de sommeil

Parce que j'ai des idées noires, parce que j'ai envie de dire des choses tristes, parce que les gens me manquent, parce que je suis pas retourné voir mon père au cimetière, parce que j'ai pas envie d'écrire ce que j'écris, parce que je ne sais pas très bien ce qui m'arrive.

Parce que j'ai envie de parler, mais je ne sais même pas de quoi.

De la mort de mon père, de son enterrement, sans doute. J'aurais aimé lui écrire une éloge funèbre, sur quel modèle il a été pour moi, modèle d'intégrité, modèle d'écoute, de générosité. Parce que j'ai presque eu l'impression d'enterrer un saint ce jour là. Parce qu'il n'est pas complètement mort, mais qu'il n'est plus vraiment là quand même. Vraiment plus là... On dirait qu'il est vrai, mais en fait, on ne ferait que le dire.

Je fais pas semblant, jamais. La aussi, héritage du père, l'honnêteté. Je fais pas semblant d'aller mal ou d'aller bien. Je crois bien que je suis fatigué.

Juste un besoin de sommeil.

vendredi 4 décembre 2009

Enfin décembre

L'hiver s'installe, moins de lumière dans la journée, la pluie froide et persistante, les lumières de la ville.

Novembre qui se termine, qui a apporté son petit lot de tristes nouvelles, c'est à nouveau mon papa qui occupe toutes mes pensées. Le mois de décembre va passer vite. Mais il y a peu de chance que je sois serein durant ce mois.

Hier soir je suis rentré d'une soirée avec les anciens de ma promo, pour leur expliquer ce que je faisais, et pour leur dire au revoir... J'ai passé une excellente soirée, je n'ai pas parlé de mon père. J'ai pleuré sur mon vélo.

jeudi 16 avril 2009

Très occupé

Donc pas le temps d'écrire. Pas le temps de trop réfléchir non plus.

Et la fatigue qui fait que rien ne va, que tout semble irréel.

Préocuppé, un peu, par mon avenir, Grenoble, pas Grenoble. Informaticien, pas informaticien. Célibataire, ou célibataire.

J'ai pas vraiment besoin qu'on me remonte le moral, ce soir je suis allé prendre une bière avec mon collègue. Juste une bière, et c'était bien.

Un peu comme si j'étais en chute libre, avec un parachute, je vois pas encore le sol, mais je sais qu'un moment donné, il va bien falloir que je prenne la décision de l'ouvrir ce putain de parachute, avant de me retrouver écrasé.

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