Au début, c'était pour faire comme tout le monde, après, c'était pour devenir célèbre, mais ce que je trouve bien pratique, c'est que ça permet d'informer les gens sur ce qui se passe dans ma vie.
Ecrire les choses, c'est aussi pour moi une thérapie, poser des mots sur des sentiments, des émotions. Rationaliser.
Ecrire, c'est bien sûr un excellent exercice de communication, ce que je dois dire, ce que je peux me permettre de dire, ça sert un peu de laboratoire d'idées.
Et là, je ne sais pas si je dois dire ou pas, que ce que je suis en train de vivre est difficile. Mon père est à l'hôpital, et je suis très inquiet, les informations sur la nature de son problème sont assez pessimistes, mais pas encore complètes. Je suis dans un état oscillant entre espoir et résignation. Alors, ai-je le droit de vous cracher mes problèmes à la face, n'ai je donc aucune pudeur ?
Est-ce un profond besoin narcissique d'attirer votre compassion ?
En tout cas, écrire ces mots, cela me fait du bien, et oui, Macaron, parler à des inconnus, c'est mille fois plus facile que d'être en direct avec les gens qu'on aime. J'ai fait pleurer ma sœur au téléphone, et ma mère m'a fait pleurer aussi...
"Mais, si on pleure, c'est pas forcément de la tristesse." (Papa)
C'est juste un moyen de se dire qu'on s'aime et que c'est dur.
