jrcourtois: le blog

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dimanche 4 décembre 2016

Putain 2 ans

Ca fait 2 ans que mon pote Pascal m'a recontacté sur Facebook, et je crois bien que j'ai besoin de parler de ça.

Dans mes souvenirs, mon amitié avec Pascal remonte à la maternelle, sur la photo de classe de 3eme section de maternelle, on est tous 2 présents. J'avais envie de lui parler, qu'il soit mon copain, et ça s'est fait. C'est une des joies de mon enfance. Après, on ne s'est pas toujours retrouvé dans la même classe à l'école primaire, mais on passait des moments ensemble à la récré, jouer aux billes, ou faire des conneries avec son grand frère Gérald. Une dont je me rappelle, c'est une récré où il pleuvait, et j'ai couru au milieu de la cour en criant. La directrice de l'école m'a alors hurlé dessus pour me faire prendre conscience que j'étais le seul au milieu de la cour sous la pluie. Un autre souvenir, c'est dans le train vers Rocamadour, c'était un train de nuit, et j'avais fait nuit blanche dans le train à raconter des conneries. Enfin, la vie était belle, il habitait un peu plus loin dans ma rue, et on rentrait ensemble de l'école, on se racontait nos vies, il avait une amoureuse. Et c'est là qu'est arrivé le drame. Du jour au lendemain, il a disparu.

Je ne sais plus combien de temps après, sans trop de nouvelles, à part que visiblement, sa mère et lui étaient partis loins, qu'un après midi de sport, en allant faire de l'endurance, Laure, son amoureuse n'arrivait pas à trouver son pouls, et là j'ai dit : "c'est normal elle a le coeur brisé". En fait, moi aussi. J'avais 9 ou 10 ans. Quand mon frère chantait "Coco", c'est l'histoire d'un copain qui s'appelait coco. Le seul fait d'employer le passé dans cette phrase me faisait pleurer.

Sans nouvelles, les plaies de l'enfance se referment, et Patrick Bruel qui disait rendez-vous dans 10 ans me donnait de l'espoir. De nouvelles rencontres, de nouveaux amis, au collège, puis au Lycée. Je ne sais pas comment cela s'est fait, mais une camarade de classe avait connu Pascal et son frère, visiblement plus son frère que Pascal, qu'elle décrivait comme un petit con. Je n'ai pas poussé trop loin l'investigation, elle venait de loin, ne semblait pas réellement en savoir beaucoup plus.

Je me suis inscrit sur CopainsDavant, sur Facebook, mis en ligne avec un blog, cherché un peu sur Google, mais avec un nom comme le sien, pas facile de le retrouver, j'espérais donc qu'il me retrouve, lui. Et c'est ce qui s'est passé, voilà 2 ans !!!

Il m'a contacté donc, on a parlé un bon moment sur Facebook, on a échangé quelques souvenirs, demandé quelques nouvelles et convenu de nous revoir. La prochaine fois que je remonterais voir ma mère, je le recontacterais et on essaierait de se voir. Ce qui fut fait. Forcément le moment fut un peu étrange. Cet ami disparu pour moi n'était plus celui que j'avais fini par idéaliser. Heureusement le décalage n'était pas si important, et la soirée s'est bien passée. SImplement, j'ai beau vouloir croire que je n'ai pas changé, ce qu'on attend d'un ami quand on a 10 ans, n'est plus ce qu'on attend d'un ami 30 ans après s'être rencontrés. Surtout, en apprenant l'histoire, que sa mère est effectivement partie du jour au lendemain, arrachant ses enfants à leurs amis, que le moment a du être bien difficile, que lui a finalement bien plus souffert que nous, que moi. Pof, blackout.

C'est triste, mais cette enfance qu'on aurait pu vivre, elle est définitivement perdue, je n'aurais sans doute pas grand chose à voir avec ce que je suis maintenant, et c'est assez troublant. L'influence de son départ sur le reste de ma vie est loin d'être anodine, l'influence de sa réapparition aussi. Ces événements du passé étaient enfin expliqués, cet étape dans ma vie, je ne suis pas sûr d'en avoir pris conscience, je n'ai jamais eu le courage en tout cas de l'écrire. Alors qu'en vérité ça m'a réellement touché.

Donc merci Pascal pour le courage que tu as eu de me recontacter, et désolé d'avoir mis tant de temps à donner de mes nouvelles.

mardi 9 février 2016

Guérissons le monde

Préambule

Texte que j'ai écrit voilà 7 ans...

Introduction

Le monde est malade, je ne vais pas faire l’inventaire complet, ça fait un moment que Renaud, Fatigué, chante cela :

… cette fausse étoile perdue dans l'univers Berceau de la bêtise et royaume du mal Où la plus évoluée parmi les créatures A inventé la haine, le racisme et la guerre Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs Et amène le sage à cracher sur son frère

Le constat, ce n’est pas en ces temps où Nicolas Le Petit nous prévient qu’il s’agit de la plus grave crise de tous les temps qu’on va le remettre en cause. Mais quand quelqu’un est malade, on essaye de le soigner, quand on vit dans un tel bordel, on a envie de faire quelque chose pour arranger, assainir un peu. Le problème, c’est que ça paraît compliqué, le monde est immense, on ne sait pas bien par où commencer. C’est pour ça que je tente d’établir une petite action de mon côté, parce que je pense que si chacun y met un peu du sien, on a moyen de faire changer les choses. Nous sommes 6 milliards d’individus, à (sur)vivre sur cette fausse étoile, et pas tous à la même enseigne

Je ne prétends pas détenir la vérité absolue, je n’ai pas envie de faire tout ça tout seul, et je vous invite à échanger autant que vous voulez. Les premières étapes que je pense nécessaires à ma méthode sont les suivantes :

  1. Croire en un autre monde
  2. Trouver des solutions
  3. Agir et être exemplaire

Croire qu’un autre monde est possible

Les cercles vicieux des crises qui s’auto entretiennent, le matraquage des médias, le fait que nous sommes tout petit, insignifiant, tout cela nous conduit à penser que ce monde est le seul possible. On est entretenu dans le fait que c’est l’Etat qui doit résoudre nos problèmes, que les relations que nous entretenons avec nos patrons sont les seules qui soient valables.

Si on ne croit pas que quelque chose de différent est possible, alors, on n’a aucune chance de faire en sorte de changer quoi que ce soit.

Il s’agit sans doute de la partie la plus difficile, elle dépend un peu de la volonté de chacun, elle est ce qui se rapproche sans doute le plus d’une religion, c’est en tout cas la façon dont je le perçois pour moi-même. C’est un peu mystique, mais j’ai l’intime conviction que les choses peuvent changer, qu’un meilleur monde est possible, que le bon triomphera du mauvais.

Cette notion est d’ailleurs totalement dans l’air du temps, le retour des religions au premier plan, l’axe du mal de Georges Bush.

C’est dans ce sens que je suis fan de Barrak, il veut nous faire croire que changer le monde est possible, que sa victoire est celle des gens qui ont participé à sa campagne.

C’est ce modèle auquel je me raccroche, l’humanité est passé par des crises, des guerres, des horreurs, ce n’est pas fini pour autant, et je ne suis pas prophète, et c’est un peu ce qui me gène dans l’écriture de cette partie, parce que ce qu’il faut faire est réellement du domaine de la croyance dans des choses totalement irrationnelles.

Habitués que nous sommes à tout remettre en cause, à nous méfier de tout, nous sommes dans une civilisation de la peur. Peur de demain, de perdre son travail, de la guerre, de devenir malade, de mourir, de se faire agresser, de se faire arnaquer, d’arriver trop tard, des voisins, des étrangers. Il existe des gens qui croient en la vie, qui pensent qu’ils vont guérir, qui savent discuter avec des étrangers pour apprendre leur culture, qui peuvent accueillir leurs voisins pour prendre un apéro ou le thé. Des gens qui savent prendre le temps. « N’ayez pas peur », c’est ce que disait Jean-Paul II, mais aussi Michael Moore, et moi je vous le dit : soyez optimiste.

Soyez sur que faire quelque chose pour améliorer le monde, vous sera bénéfique. Si le monde va mieux, vous irez mieux, c’est statistique.

Avoir des solutions pour un monde meilleur

C’est bien joli de vouloir changer le monde, encore faut il savoir quoi mettre à la place. On fait des révolutions pour abolir la monarchie et établir la démocratie, ou le communisme, on fait des vaccins pour que les gens meurent moins de maladie. L’ennemi quand il est connu est beaucoup moins difficile à combattre.

Agir concrètement - Etre exemplaire

Parce que c’est bien beau de discuter, mais à un moment donné, il faut passer à l’action.

samedi 6 février 2016

Merci patron !

Un film qui donne la patate. Pas encore sorti sur vos écrans, mais qui mérite largement le détour. Entre le documentaire et la comédie de mœurs, on oscille du rire à la crainte, vraiment l'histoire vaut le détour. Où comment un journaliste va réussir à nous faire comprendre un peu mieux les écarts qui peuvent exister entre le monde des nantis et les victimes de la casse sociale.

samedi 6 septembre 2014

La rentrée

Les vacances, l'été, tout cela passe, et le temps file.

Je suis bien content de mes vacances, un peu de famille, j'ai accueilli ma nièce, seul responsable pendant un jour et deux nuits, mais ça c'est bien passé. Mais c'est fatigant. Après ça, je suis allé voir ma petite soeur et mon neveu qui a les cheveux tout bruns. Cette petite famille s'épanouit dans la montagne et c'est très joli.

Retour en haute montagne, et seul, c'est ce qui m'a le plus marqué dans ces vacances, ce besoin des autres, même si je fanfaronne avec mon passage du Col du Galibier (220 kms, 3200 m de dénivelé positif en 3 jours), et ma semaine de parapente (3 heures passées en l'air)...

Et la rentrée qui recommence, chouette moment de retrouver le travail, les collègues, les colocs, avec une coloc qui part et une autre qui arrive.

samedi 1 juin 2013

... et je reviens !

Avec quelques souvenirs de vacances :

clic clac

Passé une semaine sur la Méditerranée à faire de la voile sur un bateau de croisière. C'était bien sympa, fatigant, plein d'émotions et de souvenirs partagés.

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