jrcourtois: le blog

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mercredi 1 mars 2017

Sur le féminisme

J'ai lu qu'un article avait suscité de nombreuses réactions machistes voire ordurière sur les réseaux sociaux.

Le sujet qui est à la fois anecdotique et symptomatique ne devrait pas entraîner de telles réactions. Cependant, il alimente ma réflexion sur le féminisme et le machisme.

Il m'est compliqué en tant qu'homme blanc hétérosexuel et de la classe moyenne de critiquer ou de soutenir des propos sur ce sujet. J'ai le sentiment de n'avoir aucune légitimité à parler. Je ne fais partie d'aucune minorité, je ne peux donc pas comprendre la souffrance.

Cependant, et où ma réfléxion me semble intéressante, c'est que le fait de considérer que la femme à laquelle je m'adresse est féministe me fait me sentir macho, surtout si je parles d'égalité homme/femme. En fait, avec un a priori sans doute faux, et de par leur discours, les féministes ne semblent laisser passer aucun sujet et voit en toute activité masculine une marque de machisme. Cela donne l'impression qu'elle n'a de pitié pour aucun homme et que tous à ses yeux se valent. Que donc elle me considère comme un gros macho, et que de ce fait, je dois l'être un peu.

J'imagine que l'inverse doit sans doute être vrai aussi, à savoir qu'une femme qui me considère comme un macho, pense que j'ai une opinion amoindrie d'elle, que finalement se regard en miroir n'est pas meilleur que ce que je peux éprouver pour moi même. Bref, en jugeant l'autre sur des a priori, on participe au fait de se déconsidérer, et ce n'est pas cool.

Je ne sais pas si cette réflexion est bien claire, et bien utile, mais, je la laisse quand même au fil de l'eau...

mardi 28 juin 2016

Idiocratie

Les lycées passant le bac cette année devait répondre à une question leur demandant dans quelle ville et à quelle époque se situait l'action du texte. Certains étudiants, incapables de répondre, ou désarçonnés par la question ont lancé une pétition demandant l'annulation de la question au prétexte que cette épreuve d'anglais ne devait pas comporter de question de géographie, d'histoire, bref de culture générale.

La présentation qu'en avait faite le journal de M6 n'était en rien critique de cette démarche, ayant même l'air de rejeter la faute sur le corps enseignant. Le texte parlait de New York, de Manhattan, une image sous titrée New York City accompagnait le texte. Il ne s'agissait donc pas de pure culture générale sur un sujet compliqué (notamment, on ne leur demandait pas quelle était la capitale de l'état de l'Ohio). La question est cependant de savoir si le bac ne doit sanctionner que des élèves capables de déchiffrer un texte ou de quelque chose de plus.

Jeudi dernier, les anglais ont voté le Brexit, là ce sont les politiciens que j'accuse d'être des idiots. C'est un fait, une grande partie de l'électorat n'a aucune confiance dans les hommes politiques qui sont au pouvoir. Le score des extrèmes, de l'abstention en atteste, et malgré tout, ces mêmes élites restent persuadées qu'avec le pouvoir, elles ont la possibilité de diriger la démocratie. Le premier ministre anglais ne pensait pas que son référendum accoucherait d'une telle défaite, il n'a eu cesse de faire peur aux électeurs en leur parlant des conséquences d'une sortie de l'UE. Les idiots sont au pouvoir et sont convaincu de diriger des idiots. Le fait est que les gens voient bien qu'on les prend pour des idiots et font en sorte de ne pas l'être totalement.

Pour ne rien vous cacher, je suis ravi que les anglais, chantres du libéralisme, veuillent sortir de cette union. Je suis pour une europe des peuples, une europe des nations, pas des états unis d'europe, nous n'avons pas la même histoire.

samedi 1 février 2014

Samedi 1er février 2014

La nouvelle année a bien démarré depuis un mois...

Non, je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles, pourtant dès fois j'aurais pu, mais j'ai pas pris le temps. Comme de toute façon, je n'ai pas une audience que je dois satisfaire, je vais juste laisser un message maintenant.

Ce matin, il faisait pas trop moche, on est parti avec ma coloc et une autre Amapienne de l'autre côté de l'Isère pour trouver un producteur de légumes pour notre AMAP. C'était une rencontre sympa avec des gens plutôt impliqués dans leur boulot, mais qui mènent leur bout de chemin. Ca donne envie de continuer l'aventure de l'AMAP, ce qui n'était pas gagné avant. Parce que le froid fait que, le temps qui coule nous fait oublier, nos vies qui ne sont plus que des courants d'air. On passe un peu partout, sans prendre le temps de se poser.

Manif de l'après-midi, les espagnols veulent retirer le droit à l'IVG qu'ils venaient de mettre en place voilà tout juste 4 ans. Et on se demande quel est le sens du progrès ? Dans quel monde vit-on ? L'enfer c'est les autres disait Sarte, et on a l'impression que pour beaucoup, il est impératif d'éviter l'enfer, et de ce fait ils se referment sur eux-même dans leur intégrisme. Moi qui pensait que l'ouverture d'esprit était ce qui devait mener à l’avènement de la paix universelle, il faudrait qu'on m'explique pourquoi elle semble en ce moment être le plus grand danger pour un certain nombre de personnes prête à manifester pour n'importe quoi... (je pense notamment aux manifestants contre le mariage pour tous, ou aux parents qui retirent leurs enfants des écoles sous prétexte qu'on veut éviter de reproduire les clichés sexistes qui pourrissent notre société)...

Demain c'est dimanche, ce soir, il y a un match de Rugby, la vie continue :-)

vendredi 3 août 2012

La paix des sexes

Le contexte

Nous sommes dans une société fortement sexiste, même si en évolution importante depuis le début du siècle précédent. On a toujours cette notion de sexe fort et de sexe faible. De plus certaines avancées allant dans le sens d'une société plus égalitaire sont encore bien fragiles.

Des débats agitent régulièrement, la sphère internet, portant notamment sur des affaires comme le voile de cette judokate, les réflexions que l'on peut entendre dans la rue, ou le fait d'avoir une case "mademoiselle" dans les documents officiels. L'idée sous-jacente, je l'imagine est de faire feu de tout bois, afin d'éviter un endormissement sur des choses qui ne sont peut-être pas tout à fait acquises.

Les luttes justifiées

Je ne remets pas en cause la pertinence de ces luttes, mais je souhaitais réagir sur la virulence de certains propos. Dans notre société, une femme sera d'abord vue comme un bout de chair, contre cela, on doit pouvoir lutter, mais la société telle qu'elle est juge en premier lieu sur l'apparence, et ce n'est pas que les femmes qui en sont les victimes. Selon moi, ce phénomène est donc un symptôme des malaises qui sont dans notre société, et en parler n'est pas vain, mais en débattre me semble extrêmement contre productif. (Est-ce ce que ce phénomène existe ? Est-ce que certaines personnes apprécient ou se sentent agressées ?)

Surtout, il me semble qu'on en arrive à des degrés zéro du débat, où chacun se retranche derrière ses positions (car ce ne sont pas des convictions, simplement des états de faits), et on balance des insanités, on provoque, on s'échauffe pour rien.

La lutte finale

Si j'ai intitulé mon article ainsi, c'est pour inciter à la réflexion. La lutte ne peut pas se concevoir sans fin, surtout, on ne peut pas faire des "campagnes" et des "actions" , tout ce vocabulaire emprunter à la guerre ne peut pas nous inciter à construire des choses durables.

Pour paraphraser MLK, je dirais : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères et des sœurs, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."

mardi 8 novembre 2011

Lâcher prise

Quand la tête te fait mal, que tu sens un malaise en toi, Il faut lâcher prise, décontracte-toi ! Quand la tête te fait mal et que ça craint autour de toi, Il faut lâcher prise, allez calme-toi !

Lâcher prise ne veut pas dire relâcher son attention Lâcher prise, en d'autres termes, c'est refuser la pression L'itinéraire d'une fille, l'itinéraire d'un garçon Ne sauraient s'accommoder d'obligations, d'interdictions Les certificats, les brevets, tous les diplômes avec mention À eux seuls ne suffisent pas à former les générations Etre à l'affût des sensations, être à l'affût des vibrations Le savoir qui mène au pouvoir, entre les deux il y a l'action.

Le centralisme nous les brise, il faut lâcher prise Partout on nous parle de crise, il faut lâcher prise Le commerce et la loi du biz, il faut lâcher prise Les infos et les analyses, il faut lâcher prise La peur qui nous paralyse, il faut lâcher prise Tous les discours qui nous défrisent, il faut lâcher prise Les bien-pensants qui interdisent, il faut lâcher prise Les gouvernants qui nous méprisent, il faut lâcher prise…

Ce qu'on appelle le système ou encore la société Est un drôle de phénomène qu'il faut interpréter

Il faut y prendre de la peine, en saisir la complexité Surtout pas rester à la traîne sinon tu te fais éjecter L'ignorance est un grand danger, c'est comme aller les yeux fermés Dans la danse le Papet est là pour te le rappeler __Au quotidien tu dois trouver l'information et discerner Où est le mal, où est le bien, ce qui est faux, ce qui est vrai.__

Prenètz lo bòn temps collèga Prenètz lo tant que l'avètz Quora serètz dins la panada Lo bòn temps vos passarà Lo pegin es una pesta Lo vòli jamai pescar Aquò m'es montat a la testa E mai ne'n davalarà pas.

Les affaires qui scandalisent, il faut lâcher prise Pas de gâteau sous la cerise, il faut lâcher prise Les financiers qui vampirisent, il faut lâcher prise La police qui verbalise, il faut lâcher prise Ces fadas qui balkanisent, il faut lâcher prise Le progrès qui nous spécialise, il faut lâcher prise La violence et la bêtise, il faut lâcher prise Avant que l'on soit dans la mouise …

Massilia sound System

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