jrcourtois: le blog

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Laissé dans mon retroviseur

Un peu de mes erreurs...

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vendredi 8 janvier 2016

Attendre et espérer

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Une nouvelle année commence, une autre s'achève. J'avais des espoirs en descendant à Grenoble, j'attendais des choses de 2015. On peut dire qu'il y a eu de l'action, mais pas forcément dans le sens espéré.

Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait des attentats, mais on ne peut pas dire que j'ai été surpris, un peu déçu peut-être : je suis toujours en précarité au niveau de mon travail, ne parvenant pas à faire un choix d'orientation différent, ni à prendre la décision d'apprécier un boulot pas complètement cohérent avec mes convictions. Convictions que j'espérais promouvoir un peu plus en me présentant aux élections, qui n'ont franchement pas été une réussite. Comment faire pour conjuguer la société que je rêve et celle que je vit ?

Attendre et espérer, 2 choses que nos vies "modernes" appellent perte de temps et utopie. Mais tous, on espère finalement avoir une vie pas pire que celle qu'on a, garder la santé, son job, sa tranquillité. On attend que ça passe et ça ne fait pas avancer. J'ai peur, parce que dans 3 mois je n'aurais plus de boulot, parce que dans 15 mois, on va se retrouver coincé avec la moche et un affreux...

STOP, ce n'est pas de ça dont j'ai envie. Je ne veux pas me résigner, je veux espérer que l'humanité existe encore, que l'individualisme a vécu, et je vais me battre.

Le printemps arrive, si vous y faites un peu attention, vous remarquerez que les jours sont de plus en plus longs, l'occasion de sortir des ténèbres et de se sentir un peu plus vivant pour 2016.

Je vous souhaite de construire un monde meilleur pour 2017 !

jeudi 26 novembre 2015

Winter is coming

Et il commence à faire un peu froid.

Elle est très bizarre cette année. 2 élections, et en début d'année une attaque d'un journal satirique, et cette fin d'année, c'est des terrasses de café et un concert de musique qui se sont fait attaquées.

A force de dire qu'on n'est plus vraiment en démocratie, ça finit par arriver. On a l'impression que le gouvernement se met à prendre son rôle de protecteur du pays au dessus de tout. Les terroristes seraient au cœur de notre pays, nous serions en guerre.

Ce qui est absolument vrai, c'est que nous avons été touché comme peuvent l'être des pays que nous considérons actuellement comme réellement en guerre. Nous avons peur de chaque bruit suspect, nous sommes soupçonneux de tout, même de notre gouvernement. C'est la vérité, je ne sais absolument pas à quoi m'en tenir. Je n'ai pas peur, pas peur de mourir, par contre, je suis très triste, car j'ai l'impression que les heures vers lesquelles on va vont être bien difficiles. J'ai peur en écrivant ces mots d'écrire mon testament.

Quelque part, je me dis que si je dois mourir en défendant mon idéal de société, c'est à dire en croyant qu'un autre monde existe et qu'il est réel, c'est que si je me trompe, finalement, qu'un meilleur monde n'est pas possible, il vaut mieux mourir. Après tout la planète n'a pas besoin de nous. C'est bien nous qui avons besoin d'elle. C'est notre maison bon sang.

L'humanité, c'est en ça que je crois, ce qui fait qu'on est capable de reconnaître en l'autre un semblable, celui ou celle avec qui on peut échanger. Ce regard qui fait exister l'autre et qui en miroir nous fait exister nous aussi. Nous ne sommes pas qu'une idée que notre cerveau s'invente, par le regard, par l'échange, nous existons. C'est en cela que nous sommes.

Je n'ai aucune envie de mourir en fait. Même si je me pose des questions sur ce que je fais sur cette planète, sur le fait que je n'arrive pas encore à me poser

ONLY A MAN CAN BE, WHAT HIS LIFE CAN BE.

L'année prochaine, je me concentre sur un objectif et je m'y tiens. Je ne sais pas encore ce qu'il sera, mais au printemps prochain, l'herbe reverdira.

jeudi 1 octobre 2015

Les vacances sont terminées

Pas de nouvelles pendant 6 mois, mais qu'est il donc devenu ?

Défaite au départementales, comme on pouvait s'en douter, mais la pilule fut d'abord dure à avaler, car l'espoir de faire un score correct était présent, et on a sauvé les meubles en obtenant plus de 5% et donc le remboursement de la campagne... Enfin, officiellement, car ce n'est pas encore arrivé dans les faits.

Ensuite, et bien, je me suis ré-investi dans Alternatiba, j'ai terminé mon CDD, et j'ai pris 3 mois de vacances \o/

Le bonheur complet, pendant le mois de juillet, avec de la chaleur, des amis, de la famille, un mariage et du bateau, et un calcul... J'ai passé un mois d'aout, un peu moins drole du coup, mais bien reposant, entre La Rochelle, Tours, La Ferté, Grenoble et re-Tours puis Strasbourg. Un enterrement aussi. Au mois de septembre, à Grenoble, je me suis bien investi dans Alternatiba, et c'était vraiment chouette, on a vu beaucoup de monde, et c'est très fatigant, mais très gratifiant aussi.

Je retourne aujourd'hui sur un CDD de 6 mois pour porter l'application que j'ai développé pendant 2 ans sur un autre système, et ça va être bien cool.

samedi 10 janvier 2015

Bonne année 2015

Une année qui ne commence pas sous les meilleurs auspices. Indéniablement.

Après le 11 septembre 2001, le 7 janvier est une nouvelle date à marquer d'une plume rouge. Bizarrement le choc est plus proche, mais la consternation n'est pas si grande. Peut-être parce que ce n'est pas vraiment une surprise. Peut-être aussi, parce que c'est loin d'être aussi spectaculaire.

En même temps, ce n'est peut-être que le début, sans doute même. D'autres gens tout aussi fanatiques, et tout aussi intégrés dans notre beau pays n'ont pas encore eu le loisir d'exprimer leur rage et leur haine.

Malheureusement, moi qui suis un pacifiste, je ne peux faire d'autre constat que nous sommes en guerre. Pas parce que nous l'avons décidé, non, pas pour empêcher une menace de devenir encore plus grande. Simplement, dans cette affaire, nous sommes les puissants, les oppresseurs. Nous qui avons érigé la liberté comme une valeur fondamentale de notre société, nous nous trouvons confronté à nos détracteurs. Ceux là pensent que Dieu est leur maître et qu'il est au dessus de tout. Ces 2 visions de la société demandent un réel effort pour cohabiter.

Peut-être ma vision d'un individu libre et forcément bon à la base est fausse. Peut-être, Dieu existe réellement et a prévu une destinée pour chacun d'entre nous, et qui dans ce cas inciterait les païens, les infidèles à mourir pour expier leurs péchés. Mon éducation m'empêche de penser cela.

Je pense que j'ai conscience, malgré tout, que la guerre est réelle. Pour ces gens qui vivent dans ce monde. Mes armes pour lutter contre cela, pour leur résister ne sont pas plus que celles de Charlie, les mots, l'humour. Comme eux, je suis convaincu que ma cause est la bonne.

Eux, ce sont bien sûr les intégristes, les fascistes de tout bord, ceux qui suivant les préceptes des livres en croyant qu'ils viennent directement de Dieu font fi de la réalité. Dieu n'a rien écrit, à part peut-être les tables de la loi, qui sont soit disant d'essence divine parmi lesquels on retrouve le fameux : "Tu ne tueras point". Mais les livres sacrés sont des retranscriptions, des traductions, plus ou moins parfaites, plus ou moins sujettes à interprétation. Cela fait beaucoup d'intermédiaire pour s'en remettre directement au livre, non ?

Il y a dans les religions, des choses qui ne sont pas forcément mauvaises, des valeurs de charité, de partage, de respect, d'amour même. Des choses qui m'ont particulièrement formés, qui ont fait de moi l'homme que je suis. Le bon et le mauvais. Je ne rejette donc pas la religion, ni les gens qui croient, ou qui pratiquent.

Mon combat se déroule contre les idées que j'estime néfaste, parmi lesquelles : l'individualisme, la violence, le capitalisme, le fanatisme...

La liste n'est pas exhaustive, et au risque de me répéter pour y avoir recours, j'oppose à ces maux, ces mots : liberté, égalité, fraternité, humour et amour.

Bises

mardi 29 juillet 2014

Mardi 29 juillet 2014

Toujours un peu compliqué de raconter 2 voire 3 mois. On ne sait pas vraiment par où commencer, par ce qui vient d'arriver, ou essayer de se remémorer un peu plus loin.

Si je n'ai pas écrit, c'est sans doute pas parce que je n'ai pas eu envie, mais qu'à chaque fois, je m'y mets un peu tard, et que je suis fatigué quand je me lève le matin, du coup, je me dis que ce n'est pas raisonnable, et je ne laisse pas de traces. Procrastination.

Remise à plus tard, la visite chez le docteur pour qu'il constate des mycoses et qu'il me prescrive 10 jours de traitement. C'est fini, mais ça me chatouille encore un peu. Hypocondrie.

Encore attendre un peu pour l'organisation des vacances, mais finalement, l'agenda se dessine, avec un peu de famille, la visite de ma filleule, pour la première fois à Grenoble chez son parrain, puis un passage chez ma petite sœur qui fabrique un nouveau petit neveu, et pour finir, une petite semaine de parapente avec un petit défi à vélo de passer par le col du Lautaret... Aoutien.

Et encore d'autres réflexions sur mon futur, sur mon mois profond, toujours un peu les mêmes qui refont surface. Impossibilité de voir la fin de ce petit message. Il faut que je range ma chambre.

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