jrcourtois: le blog

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jeudi 12 janvier 2012

Plus de jours fériés

J'ai entendu, à la radio ce matin, qu'Eva Joly aurait déclaré : "Si on donnait un jour férié pour les juifs et les musulmans ?"

Je me suis dit, tiens c'est marrant, y a pas de réactions des journalistes, ni d'autres hommes politiques...

Et puis dans la journée, je me suis rendu compte que j'étais un peu seul à la soutenir, pourquoi ?

D'abord, je ne suis pas contre l'idée d'avoir 2 jours de plus dans l'année pour glander. Ensuite, on est dans un état laïc, donc on pourrait croire que le bien fondé voudrait qu'on supprime les fêtes liées à la religion catholique, moi cette idée, elle me plait pas trop, cf point au dessus.

Passée cette réaction basique, il y a un peu de réflexion, quand même. On parle de laïcité, le débat est quand même intéressant, parce que l'explication des jours religieux fériés tient de la tradition. Et on ne touche pas à la tradition, surtout pas, sinon, on a rien compris à la France. Est-ce que les français ont compris ce que voulait dire la Pentecôte, Pâques, l'Ascension, l'Assomption ? On ne comprends pas, mais ça ne fait rien, c'est la tradition, donc pas touche.

On parle d'égalité et de fraternité aussi, il n'y a pas de chiffres officiels concernant le nombre de musulmans, mais dans le monde du travail, on est forcément confronté à cette autre culture. C'est une réalité, pas une tradition, mais les musulmans existent et vivent avec nous. La France terre d'accueil, terre d'intégration a bien adopté le couscous, pourquoi un jour férié doit il poser problème à ce point ?

On peut quand même s'interroger sur ce qui a motivé Eva à faire cette déclaration, car il est clair qu'elle allait faire polémique.

Eva se doutait elle que cela provoquerait la controverse, cela fait il parti d'un plan de communication ? Est-ce que des gens lui ont glissé l'idée pour la décrédibiliser. Après l'affaire du 14 juillet, on peut déjà parler de récidive, donc elle savait à quoi elle s'exposerait, et c'était bien pour ouvrir le débat qu'elle a fait cette proposition (c'est du moins mon avis)...

vendredi 30 septembre 2011

Mademoiselle

Si vous n'êtes pas connecté à la twittosphère ou à la blogosphère, vous avez peut-être échappé à la polémique suite à la campagne pour faire disparaitre ca case Mademoiselle des formulaires administratifs : http://www.madameoumadame.fr/.

Alors, les arguments pour la suppression, sont une certaine inégalité de traitement entre Homme et Femme (1 case contre 2 cases), l'aspect qu'une femme est femme de ou fille de. Les arguments contre, mademoiselle c'est un joli mot, coquet, il y a des combats plus importants...

Le fait est, qu'un tel combat ne s'attaque pas à l'inégalité la plus criante et la plus dégradante pour les femmes, mais dans le même genre d'idée, quand Rosa Parks s'asseoit dans un bus, alors qu'elle n'en a pas le droit, on peut considérer que c'est un petit combat. Petit combat: grandes émeutes...

Il s'agit donc, à mon avis, de plusieurs choses qui se télescopent :

- la place du combat féministe (sur le chemin de l'égalité, un long chemin a été parcouru, mais on n'est pas encore à l'égalité et il serait dangereux de vouloir se reposer sur des lauriers).
- les différents "féminismes" : lutte pour plus de droits, lutte pour l'égalité, lutte pour l'abolition des genre, (peut-être aussi dans l'inconscient de certains : lutte pour une suprématie des femmes)...
- la notion même de lutte (avec les crises financières, sociales, la faim dans le monde, les maladies, le réchauffement climatique), le ressort de l'indignation n'est il pas cassé ?

Dans cette société, je pense qu'il est urgent de se comprendre les uns les autres. La case mademoiselle est un symbole, et s'il peut paraître anecdotique de se battre pour une case, le fait qu'une petite case, qu'un petit mot fasse monter tant de bruits, fasse couler tant d'encre, n'est il pas le signal qu'il s'agit bien là de quelque chose à ne pas prendre à la légère ?

lundi 29 août 2011

Décroissance ?

Dans l'imaginaire collectif, le progrès est érigé en modèle. Progrès scientifique, progrès dans la médecine, progrès technologique, allongement de l'espérance de vie, diffusion de la démocratie parmi tous les peuples... Cette notion est tellement prégnante dans la société que ceux qui pensent que c'était peut-être mieux avant se font traiter de rétrograde. Non, il faut continuer d'avancer, si possible de plus en plus vite, peu importe la direction d'ailleurs. L'important n'est pas là, l'important est d'aller plus haut, plus vite, plus loin ; de travailler plus pour gagner plus. Le monde dans lequel on vit est un monde dont la seule valeur est l'argent. Au départ, il ne s'agissait que d'un outil pour faciliter les échanges, il est ensuite devenu une marchandise, un but en soi. Pour être finalement aujourd'hui le principal prisme pour analyser la société.

Qu'on soit clair, quand je parle de décroissance, je ne veux pas dire qu'il faille revenir à la bougie, ni à l'époque de cro magnon comme on voudrait nous le faire croire. La croissance ne veut pas dire l'amélioration du niveau de vie de chacun, la décroissance n'implique pas non plus la diminution du niveau de vie de tous. Quand on parle de décroissance, on veut dire deux choses, tout d'abord, le thermomètre qu'il constitue ne nous renseigne pas vraiment sur l'état de la société, et par ailleurs, il nous entraîne vers un mur : en effet une croissance infinie dans un monde aux ressources limités est sans doute l'escroquerie la plus énorme de ces derniers siècles...

Je pense sincèrement qu'un autre monde est possible, qu'une autre forme de société est envisageable. Une société qui prenne en compte le monde qui nous entoure, à la fois notre planète et aussi les gens qui sont autour de nous.

Cette société est à bâtir, et ne se fera sans doute pas en un jour, mais imaginons juste une société sans banque multinationale, sans publicité, sans télévision...

mercredi 10 août 2011

Vie de m....

Vous connaissez peut-être le célébrissime #viedemerde où des gens racontent des anecdotes souvent cocasse de leur vie quotidienne, #viedemeuf reprend un peu ce concept de raconter sa vie, mais pour montrer que la vie des femmes n'est pas aussi cocasse...

Autant la lecture du premier peut égayer un peu votre journée, autant le second vous fera sûrement réagir. Que ce soit pour se demander si une telle situation est encore possible au XXIeme siècle, dans un pays "avancé" comme la France, soit dès fois pour se dire que le diable se niche dans les détails.

A la lecture de ce blog, la question qui me vient est : Suis-je féministe ?

La réponse n'est pas évidente. Je constate un certain nombre de choses qui me font penser qu'il s'agit d'une cause juste et qu'il est nécessaire de la faire avancer. Mais d'un autre côté, j'ai du mal à me sentir, à me revendiquer militant de la cause. Le point de contradiction profond que je ressens, c'est cette volonté égalitariste et que je suis encore dans un schéma où il me semble que l'homme et la femme sont complémentaires. Qu'on ne se méprenne pas, je ne pense pas qu'il y a des tâches qui soient réservées aux unes ou aux autres, mais je pense que les corps et les esprits sont différents. De ce fait, les manières d'appréhender les problèmes ou d'interragir en société ne sont pas forcément les mêmes.

Par exemple, pour les hommes, peut-être pas pour tous, mais pour un grand nombre, le féminisme est vécu comme étant une lutte, une sorte de guerre des sexes, alors qu'il s'agit, avant tout, d'un combat idéologique.

dimanche 17 juillet 2011

Eva Joly - suppression du défilé du 14 juillet

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, je suis adhérent d'EELV et au cours de la primaire qui a vu Eva Joly l'emporter sur Nicolas Hulot, j'étais plutôt pour l'ancienne magistrate.

Le matin même justement, je me réveillais avec une petite musique dans la tête : "La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas."

Le tollé provoqué par son idée de remplacer un défilé militaire par un défilé citoyen, je ne vous cacherai pas que je m'en délecte. Même si bien sûr, la forme, on pouvait l'envisager, je ne pensais pas que sur le fond, seuls les écolos soutiendraient cette proposition. Elle me parait pourtant découler de bon sens, mais non, à gauche comme à droite, il faut défendre les militaires, ne pas toucher à l'histoire, aux symboles... Cela me renforce dans ma conviction qu'il n'y a finalement que les écologistes pour avoir envie de changer des choses.

Alors bien sûr on me répondra que ce n'est pas en supprimant le défilé du 14 juillet qu'on résoudra les problèmes des français. Chômage, insécurité, mais ça fait 40 ans qu'on nous vend ces problèmes et aucunes des solutions proposées jusqu'à maintenant ne sont réellement efficace. Peut-être est-ce simplement parce que sur certains problèmes, nous n'avons pas la main.

Le changement en lui-même est salutaire, en économie, on parle de crise, les anciens combattants disent qu'il faudrait une "bonne" guerre, certains jeunes ont envie de faire bouger les choses, nos amis d'Afrique du Nord lancent des révolutions. Alors oui, le changement est nécessaire, et c'est ce que proposent les écologistes et Eva Joly, réforme de la société, réforme des institutions...

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