jrcourtois: le blog

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lundi 1 mai 2017

Abstention : piège à cons

Dimanche prochain ont lieu les élections présidentielles. En 2002, on avait eu droit à un duel entre Chirac et Le Pen, un fasciste dangereux et un président sortant. La surprise du premier tour nous avait incité, moi et d'autres à sortir dans la rue pour manifester notre mécontentement, notre honte. Honte du résultat, honte un peu d'avoir laisser Jospin se faire éliminer. Le rejet fut massif, le score, historique.

Cette année, l'indignation n'est plus là, cela fait 2 ans que l'on se doute que Le Pen (sa fille), sera au second tour. La surprise vient de son concurrent, et un peu du fait qu'elle n'arrive qu'en deuxième position. Beaucoup sont déçus du résultat : cela est compréhensible. Pour autant, il me semble illusoire de ne pas se déplacer pour aller voter. Nous sommes en démocratie, et c'est un droit et un devoir de s'exprimer. Ne pas le faire revient à dire, je me fous du résultat, je ne veux pas participer à cette mascarade. OK, mais dans ce cas, allez jusqu'au bout de votre démarche et quittez la France, ou au moins arrêtez de payer vos impôts et refusez vos allocations chomage,

Mon choix est clair : Macron est convaincu qu'il va gagner, il n'a jamais eu ma voix, il estime donc ne pas en avoir besoin, je ne lui donnerais pas. JAMAIS je ne jetterais le désavoeu à ceux qui voteront pour lui : pour avoir un troisième tour avec les législatives sa victoire est impérative. On peut facilement imaginer qu'avec l'état d'urgence dans lequel nous vivons actuellement, si Le Pen arrive au pouvoir elle pourra faire un peu ce qu'elle voudra.

Ceux qui misent sur une implosion du FN consécutive à une large défaite lors de la séquence électorale, peut-être ont ils raison, mais finalement si la petite fille venait à remplacer la fille, ne serait-ce pas encore pire ? Et soyons sérieux, les sondage se trompent sans doute, mais quelque soit la mobilisation, Le Pen captera sans doute plus de voix au second tour qu'elle n'en a eu au premier, et c'est cela qui est malheureux. Ce sont donc bien les gens qui n'ont pas voté pour elle au premier tour qu'il faut convaincre de ne pas le faire au second !

samedi 14 janvier 2017

Le changement, c'est maintenant ?

J'accueille en ce moment Clément qui est un cycliste engagé et lorrain. Les discussions sont très intéressantes sur des tas de gens dont je ne connais pas le nom, mais qui ont tous un discours très intéressant sur la décroissance, le monde qui nous entoure ou les médias.

Le constat que je partage avec ce personnage, c'est que le monde n'est pas au mieux, et qu'on est sans doute à la bascule, que ça risque de changer, et pas de manière douce. Mais à partir de là, que faire ? Agir malgré tout ? Aller à la rencontre des gens ? Tenter de crier pour prévenir tout le monde ? Trouver un moyen de survivre malgré tout ?

Cette histoire de salaire à vie, ou de revenu universel nous semble intéressante, car elle nous permettrait sans doute de faire autre chose que d'être inquiet pour le lendemain. Cela nous permettrait aussi de sortir de ce modèle de croissance qui nous demande à tous de faire plus pour gagner plus, pour pouvoir faire plus et gagner encore plus, sans que cela est forcément une grande signification.

A l'inverse, profiter de chaque instant, de chaque personne que l'on rencontre, c'est sans doute cela qui nous fait grandir, qui nous fait croire un peu plus en ce que nous sommes, c'est à dire des êtres humains.

mardi 19 juillet 2016

Nice et le futur

Par où commencer.

Un attentat le jour de la fête nationale sur un lieu hautement connu, une centaine de victimes par la faute d'un camion conduit par un fou. Les symboles sont tellement nombreux, on sort de l'Euro sous haute surveillance, par ailleurs le même feu d'artifice a eu lieu dans toutes les communes de France, des familles ont été touchées, Nice est un haut lieu du tourisme, l'impact économique n'est pas non plus négligeable. Bref, une attaque sidérante qui nous fait mal.

De la part de nos dirigeant, ce sont toujours ces mêmes paroles : NOUS SOMMES EN GUERRE.

Le problème c'est que notre ennemi n'est pas identifié, l'organisation qui est derrière tout cela est à la fois tentaculaire et évanescente. Du coup, si nous sommes en guerre, on ne sait pas très bien contre quoi, contre qui.

Sommes nous en guerre contre un pays, contre un peuple, contre une civilisation, contre une religion ?

Ce qui peut faire consensus, c'est que nous sommes en guerre contre les terroristes (même si ces terroristes ne sont pas bien identifiés). Par définition, ces terroristes cherchent à semer la terreur, il me semble donc que le fait de ne pas être terrorisé est une bonne réponse.

Dans un deuxième temps, comprendre pourquoi des gens ont envie de tuer d'autres gens, en sachant que le résultat en sera sans doute leur propre mort, n'est à mon sens que le résultat d'un état d'esprit de total désespoir, et quoi qu'il en soit, la promesse de les éliminer ne peut que les conforter dans leur certitude qu'ils sont totalement inutiles dans la société française...

Je garde espoir dans l'humanité, même si en ce moment c'est difficile. Gardons l'espoir.

jeudi 31 mars 2016

Je me lance

Après quelques années à avoir tâter un peu de la politique, j'ai décidé qu'il était temps et que la France ne pourrait pas attendre plus longtemps. Après François, Jacques et Nicolas, les français sont prêts pour élire un nouveau président : MOI.

Voici déjà mon affiche de campagne en toute exclusivité.

Affiche.jpg

jeudi 17 mars 2016

La primavera

La neige fond, les arbres bourgeonnent, le jour succède à la nuit, la douceur revient, la vie semble reprendre ses droits.

Oui, je l'attendais ce printemps, et je sens qu'il est là, à ma porte, à ma fenêtre. Je vais ressortir, ne plus avoir peur, me construire une cohérence.

Ce soir j'étais à un débat sur la COP 21, et lorsque la question a été posée de ce sur quoi on devait mener notre action, un type a répondu : l'accueil des étrangers. Cette réponse n'est pas totalement hors de propos. Car oui, l'urgence est dans l'accueil, ces gens qui fuient leur pays en guerre. L'urgence est aussi à s'ouvrir aux autres dans une société très individualiste. Apprendre aussi à vivre dans des conditions difficiles, avec des réfugiés qui aujourd'hui sont victimes de la guerre, mais qui demain peut-être seront des réfugiés climatiques.

(Ré-)apprendre la solidarité, se préparer aux catastrophes qui nous attendent, en se disant que cette préparation peut tout aussi bien nous permettre de les éviter en nous faisant nous poser les bonnes questions ou en trouvant des solutions pragmatiques.

La psychologie et la sociologie sont des disciplines complexes, et je voudrais éviter de tomber dans le piège de faire des analyses ou des prédictions. Il se passera ce qui se passera et on fera en sorte que ça se passe le mieux possible.

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