jrcourtois: le blog

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dimanche 15 mars 2015

Les élections départementales

Suite à un certain nombre de réformes ayant abouti ou non, la France va voter les 22 et 29 mars pour élire des conseillers départementaux.

Pour l'Isère, il y a 29 cantons, et dans chaque canton, on vote pour un binôme (homme-femme) et leur suppléant. Je suis candidat pour le canton Chartreuse-Guiers, une bien belle région :

Donc je découvre avec bonheur, la campagne au sens premier du terme, faire des kilomètres dans la campagne pour coller des affiches, distribuer quelques tracts et donner des réunions publiques avec un minimum de gens. J'espère que ça va bien se passer, même si on craint très fort que la participation ne soit pas au rendez-vous et que l'électorat plus traditionnel de la campagne se mobilise plus facilement pour des candidats de droite voire d'extrême-droite.

Voilà, c'est ma première candidature, peut-être pas la dernière, car cela ne m'a pas encore dégouté, même si la campagne n'est pas finie, et que le plus beau reste peut-être à venir.

mardi 13 août 2013

Journalistes, vous êtes nuls

Leur rôle dans la société et dans la démocratie est primordial, les médias, quatrième pouvoir, se retrouvent trop souvent à la botte des marchands d'armes ou autres grosses entreprises capitalistes. A l'instar de la médecine ou de l'éducation, informer devrait tenir de la vocation et être effectué avec un feu interne sans faille. L'information consiste trop souvent en la reprise d'autres informations, sans vérification, sans éclairage, sans point de vue !

De mon point de vue, l'information devrait correspondre à un service public, ou plutôt à un bien commun, quelque chose qui comme l'air, l'eau ou l'éducation ne devrait pas être considéré comme une marchandise, comme un bien de consommation.

Oui, les journalistes sont nuls, malheureusement ce ne sont pas les seuls, l'incompétence est partout, on la retrouve chez des commerçants qui ne sont pas accueillants, chez les enseignants qui sont démotivés, chez les citoyens qui sont complètement désabusés, chez les consommateurs qui ne sont ni plus ni moins que des moutons.

J'aborde volontairement un ton polémique, tous ne sont pas à mettre dans un seul et même sac, ce serait trop facile, mais je pense qu'il faut mettre un coup de pied dans la fourmilière, et que le droit fondamental de chaque individu n'est pas la recherche du bonheur, mais l'accès à la connaissance !

A mon sens, la liberté est ce qui caractérise l'homme, c'est la valeur fondamentale de l'humanité, car c'est elle qui nous permet d'être heureux, et dans le même temps d'être malheureux. Cette liberté se nourrit de savoir, de connaissance, et donc d'information, les médias sont une des sources.

Alors, pour augmenter cette liberté, il faut toujours que les journalistes se remettent en question. Ceux qui ne foutent rien doivent s'y mettre, ceux qui en font un peu, doivent en faire plus, et ceux qui en font beaucoup doivent continuer.

Nous n'irons pas vers la société idéale si chacun n'y met pas un peu du sien.

mardi 23 avril 2013

Je crois en Dieu

J'ai du répondre à un sondage où il m'était demandé de répondre parmi :

  1. Je crois en Dieu
  2. Je crois en une force spirituelle
  3. Je ne crois pas en Dieu

J'ai coché la première case, et je me suis (re)posé la question. Qu'est ce que ça veut dire ?

J'ai reçu une éducation catholique, dans une famille pratiquante. Toute la famille allait à la messe tous les dimanches, on participait à la chorale, mes parents étaient bien impliqués, mon grand frère aussi, et ma sœur aînée aussi. Puis après ma confirmation, j'ai préféré rester à la maison pour regarder Telefoot.

De ces années, j'ai retenu des phrases : "Dieu est amour", "Aimez vous les uns les autres", "Peuple de frères, peuple du partage". Le fait aussi que le bonheur n'est peut-être pas dans ce monde, mais dans l'autre. La certitude qu'il existe une finalité, un plan à tout ça.

En fait, si je crois toujours en Dieu, c'est aussi parce que j'ai l'impression que s'imaginer l'infini donne tellement le vertige, que je préfère me contenter de cette réponse. Je ne place pas pour autant toute ma confiance en lui. L'histoire l'a montré, comment Dieu aurait il permis les atrocités, les deux guerres mondiales en particulier. Ma mère m'a répondu que Dieu nous avait créé libre, et que c'est cette liberté qui faisait ce que nous sommes.

Si on ajoute à ça que Dieu nous a créé à son image, alors nous sommes tous égaux, tous frères, tous libres.... Liberté, Egalité, Fraternité, la boucle est bouclée, j'adhère totalement à la devise de mon pays et je suis de gauche pour la solidarité. Car selon moi, la fraternité implique la solidarité, pas la charité.

Est-ce que je crois en un force spirituelle supérieure ? Non, vraiment pas. Pour autant, je ne peux pas dire que je crois en rien. Le dieu auquel je crois a très certainement été inventé par l'homme, pour l'humanité. Comme toutes les inventions, il contient sa part de lumière et d'ombre, de liberté et d'enfermement, de bien et de mal, mais je crois en Dieu, comme je crois dans les mathématiques ou dans l'humour, ou même dans l'amour. Même si je ne l'ai jamais vu, il y a des traces un peu partout, donc ....

mardi 16 avril 2013

Mariage pour tous, ou le divorce de la France

L'enjeu social et sociétal de cette loi est indéniable : un peu comme l'abolition de la peine de mort, ou de l'esclavage.

C'est donc tout à fait compréhensible, que cela suscite des mouvements de rejet, mais j'ai malgré tout du mal à les comprendre. Dans cette famille de rejet, il y a une partie de gens qui sont homophobes, dans le sens où, des gens vivent d'une façon différente de la leur et que cette différence les effraient. Il y a aussi des gens qui ont une réaction encore plus opposée, ce n'est plus de la peur, mais de la haine.

Ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces catégories et qui disent : un papa + une maman pour faire un enfant et qui basent leur discours là dessus n'ont pas compris l'enjeu de la loi et confonde les lois de la république avec les lois de la nature. Il fut un temps ou la bible était la source de l'explication de la vie et de tout, mais ces temps sont révolus, et ce n'est pas le code civil qui remplace la bible en définissant l'alpha et l'oméga.

Les deux populations sont mélangées, et peuvent parler ensemble car le lit de leur peur/haine est d'abord celui de la méconnaissance. Et la réponse la plus appropriée à la méconnaissance est bien sûr l'instruction, la découverte, la curiosité, mais ce n'est pas la plus facile. Il est plus simple de refuser le changement, d'invoquer la normalité, la nature comme des valeurs intangibles garantes que le monde ne va pas s'effondrer.

C'est d'ailleurs souvent le reproche qui est fait aux opposants au changement, le fait d'être rétrograde et de vivre au moyen-âge.

De l'autre côté de la barrière, l'écoute de ces opposants est compliquée, des fachos, des cathos, des opposants de droite. On a peu d'ouverture au dialogue, pourtant avec un français sur deux qui est pour et un sur deux qui est contre, il serait simple que chacun d'entre nous trouve un opposant et cherche à le convaincre, simplement.

Il n'est pas forcément nécessaire de le faire comme Karl Zero et de passer par média interposé, néanmoins la démarche me semble nécessaire.

mardi 12 février 2013

Notre-Dame des Landes

Le monde dans lequel je vis ne me convient pas. C'est un point de vue personnel.

Le monde dans lequel les gens qui nous gouvernent croient ou veulent nous faire croire que l'on vit me convient encore moins. Je refuse de croire que le monde est tel qu'on me le décrit. Il faut le plein emploi, la croissance, la recherche absolue du profit. L'être humain ne serait qu'un profond égoïste.

S'il est illusoire de croire que nous pourrions vivre en autarcie, sans que notre voisin, ou que le monde extérieure n'ait aucune influence sur nous, l'inverse est faux aussi. Je veux dire par là, que l'hyper connexion que nous connaissons n'est pas la solution à tout.

Notre-Dame des Landes et son monde, c'est cela. Des gens décident que ce qui ferait leur bonheur nous serait aussi très profitable. Construire un aéroport, qui permettrait par le biais de ces travaux, de créer de l'emploi (c'est bien de lutter contre le chômage), afin de permettre de voir se développer le tourisme (découvrir le monde) et le commerce (augmenter les richesses), que du positif en somme. Tout le monde en profiterait.

Sauf qu'une fois de plus, ce sont surtout certains qui en profiteraient, ceux là même qui veulent nous faire croire que ce projet profitera à tous.

Le problème c'est que de plus en plus de gens, et j'en fait partie, pensent que le modèle de croissance qui est la base de leur raisonnement est totalement périmé. Ce que souhaitent les gens de manière individuelle, ce n'est pas le plein emploi, c'est d'avoir à manger et une fonction dans la société, les gens n'ont pas soif de prendre l'avion, mais de découvrir d'autres réalités, d'autres paysages, les gens veulent bien sur échanger, ce qui est la fonction première du commerce, avant d'avoir envie de s'enrichir. Je sens bien que ce dernier argument est tout à fait subjectif, et sans doute un peu utopiste, et que notre rapport à l'argent est très ambivalent, on l'aime et on le déteste à la fois.

Toujours est il que je pense qu'il est important de lutter. Je ne suis toujours pas prêt pour la révolution, trop peur des dégâts que cela ne manquera pas d'occasionner, mais la lutte, descendre dans la rue. Essayer de discuter avec son voisin, ce que je finirais sans doute bien par arriver à faire. Dans la lutte, on confronte ses opinions, ses convictions, ces attentes à celles des autres, aux réalités des autres aussi. Dans la lutte, on essaye aussi d'innover, on se lance des défis, et c'est bien.

Lutter, c'est quelque fois échouer, mais surtout, c'est se dire que si personne ne dit rien, alors ce sera une défaite assurée.

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