jrcourtois: le blog

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samedi 14 janvier 2017

Le changement, c'est maintenant ?

J'accueille en ce moment Clément qui est un cycliste engagé et lorrain. Les discussions sont très intéressantes sur des tas de gens dont je ne connais pas le nom, mais qui ont tous un discours très intéressant sur la décroissance, le monde qui nous entoure ou les médias.

Le constat que je partage avec ce personnage, c'est que le monde n'est pas au mieux, et qu'on est sans doute à la bascule, que ça risque de changer, et pas de manière douce. Mais à partir de là, que faire ? Agir malgré tout ? Aller à la rencontre des gens ? Tenter de crier pour prévenir tout le monde ? Trouver un moyen de survivre malgré tout ?

Cette histoire de salaire à vie, ou de revenu universel nous semble intéressante, car elle nous permettrait sans doute de faire autre chose que d'être inquiet pour le lendemain. Cela nous permettrait aussi de sortir de ce modèle de croissance qui nous demande à tous de faire plus pour gagner plus, pour pouvoir faire plus et gagner encore plus, sans que cela est forcément une grande signification.

A l'inverse, profiter de chaque instant, de chaque personne que l'on rencontre, c'est sans doute cela qui nous fait grandir, qui nous fait croire un peu plus en ce que nous sommes, c'est à dire des êtres humains.

jeudi 5 janvier 2017

Où est Charlie ?

Cela fait 2 ans déjà qu'on était tous Charlie, donc pour commémorer l'événement, je vous propose un petit jeu.

Quelque part sur Terre

Où, quand, qui...

dimanche 1 janvier 2017

Premier janvier deux mille dix-sept

Nouvelle année, nouvelle résolution : je vais plus écrire sur mon blog. Donc meilleurs voeux à ceux qui me lisent encore et merci de le faire...

Pas de bilan de 2016, j'ai pas envie, mais un petit regard en arrière, si je veux du sens dans ma vie, ce ne sera sans doute pas au travail, même si mon activité actuelle m'apporte plus qu'une illusoire sécurité financière. Ma semaine avec ma famille était fatigante, nous n'avons pas encore cette sérénité, et 5 enfants cela fait bien du bruit. D'autant que selon ma nièce, j'ai toujours une âme d'enfant.

Un réveillon passé en petit comité, avec des gens que j'apprécie vraiment et un menu surprise bien explosif et mon ventre a failli exploser.

De retour au travail demain, on verra ce que la vie nous réserve.

La vie passe et c'est beau.

dimanche 4 décembre 2016

Putain 2 ans

Ca fait 2 ans que mon pote Pascal m'a recontacté sur Facebook, et je crois bien que j'ai besoin de parler de ça.

Dans mes souvenirs, mon amitié avec Pascal remonte à la maternelle, sur la photo de classe de 3eme section de maternelle, on est tous 2 présents. J'avais envie de lui parler, qu'il soit mon copain, et ça s'est fait. C'est une des joies de mon enfance. Après, on ne s'est pas toujours retrouvé dans la même classe à l'école primaire, mais on passait des moments ensemble à la récré, jouer aux billes, ou faire des conneries avec son grand frère Gérald. Une dont je me rappelle, c'est une récré où il pleuvait, et j'ai couru au milieu de la cour en criant. La directrice de l'école m'a alors hurlé dessus pour me faire prendre conscience que j'étais le seul au milieu de la cour sous la pluie. Un autre souvenir, c'est dans le train vers Rocamadour, c'était un train de nuit, et j'avais fait nuit blanche dans le train à raconter des conneries. Enfin, la vie était belle, il habitait un peu plus loin dans ma rue, et on rentrait ensemble de l'école, on se racontait nos vies, il avait une amoureuse. Et c'est là qu'est arrivé le drame. Du jour au lendemain, il a disparu.

Je ne sais plus combien de temps après, sans trop de nouvelles, à part que visiblement, sa mère et lui étaient partis loins, qu'un après midi de sport, en allant faire de l'endurance, Laure, son amoureuse n'arrivait pas à trouver son pouls, et là j'ai dit : "c'est normal elle a le coeur brisé". En fait, moi aussi. J'avais 9 ou 10 ans. Quand mon frère chantait "Coco", c'est l'histoire d'un copain qui s'appelait coco. Le seul fait d'employer le passé dans cette phrase me faisait pleurer.

Sans nouvelles, les plaies de l'enfance se referment, et Patrick Bruel qui disait rendez-vous dans 10 ans me donnait de l'espoir. De nouvelles rencontres, de nouveaux amis, au collège, puis au Lycée. Je ne sais pas comment cela s'est fait, mais une camarade de classe avait connu Pascal et son frère, visiblement plus son frère que Pascal, qu'elle décrivait comme un petit con. Je n'ai pas poussé trop loin l'investigation, elle venait de loin, ne semblait pas réellement en savoir beaucoup plus.

Je me suis inscrit sur CopainsDavant, sur Facebook, mis en ligne avec un blog, cherché un peu sur Google, mais avec un nom comme le sien, pas facile de le retrouver, j'espérais donc qu'il me retrouve, lui. Et c'est ce qui s'est passé, voilà 2 ans !!!

Il m'a contacté donc, on a parlé un bon moment sur Facebook, on a échangé quelques souvenirs, demandé quelques nouvelles et convenu de nous revoir. La prochaine fois que je remonterais voir ma mère, je le recontacterais et on essaierait de se voir. Ce qui fut fait. Forcément le moment fut un peu étrange. Cet ami disparu pour moi n'était plus celui que j'avais fini par idéaliser. Heureusement le décalage n'était pas si important, et la soirée s'est bien passée. SImplement, j'ai beau vouloir croire que je n'ai pas changé, ce qu'on attend d'un ami quand on a 10 ans, n'est plus ce qu'on attend d'un ami 30 ans après s'être rencontrés. Surtout, en apprenant l'histoire, que sa mère est effectivement partie du jour au lendemain, arrachant ses enfants à leurs amis, que le moment a du être bien difficile, que lui a finalement bien plus souffert que nous, que moi. Pof, blackout.

C'est triste, mais cette enfance qu'on aurait pu vivre, elle est définitivement perdue, je n'aurais sans doute pas grand chose à voir avec ce que je suis maintenant, et c'est assez troublant. L'influence de son départ sur le reste de ma vie est loin d'être anodine, l'influence de sa réapparition aussi. Ces événements du passé étaient enfin expliqués, cet étape dans ma vie, je ne suis pas sûr d'en avoir pris conscience, je n'ai jamais eu le courage en tout cas de l'écrire. Alors qu'en vérité ça m'a réellement touché.

Donc merci Pascal pour le courage que tu as eu de me recontacter, et désolé d'avoir mis tant de temps à donner de mes nouvelles.

Oulala !

La fin de l'année arrive à grands pas, dans un mois tout sera terminé. Il y a eu quelques changements dans ma vie, mais pas non plus l'événement qui me fait rentrer dans une nouvelle ère. J'ai un CDI depuis un mois, cela faisait bien longtemps que cela ne m'était pas arrivé. J'ai quand même passé 7 mois au chômage entre 2 contrats. C'est un peu long.

D'autant plus long que je n'ai pas vraiment profité pour faire des choses extraordinaires. J'ai quand même fait quelques travaux dans l'appartement que je continue d'habiter à Grenoble depuis 6 ans et demi. Christine a remplacé Denis à la coloc et c'est un peu plus calme. Côté politique, il n'y avait pas d'échéances majeures, contrairement à l'année prochaine. Matthieu est parti en bateau de l'autre côté de l'atlantique est revenu en avion et est à nouveau reparti. ll ne sait pas non plus trop où il va aller. Mario m'a invité à son mariage en Espagne et j'ai bien aimé être loin, mais je me suis senti un peu seul.

Je pose les choses par écrit, parce que j'en ressens le besoin, j'ai quand même encore un peu peur de ce que je vais laisser comme trace.

Mon présent n'est pas folichon, mon avenir n'est pas bien clair, pour reprendre la métaphore de la voile. J'ai l'impression que je suis juste en train de tenir la barre, que le cap que je me suis fixé me parait finalement bien trop lointain, mais que je n'ai pas le courage de voir si je pourrais trouver une autre route. Ce que j'ai fait est fait et j'en ai appris beaucoup. Mais aujourd'hui j'ai peur de finir seul, même en amitié.

Prise de conscience.

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