Dimanche 15 (Gouli)

Réveillé par mon propre réveil à 9h00 : quel con ! J'ai le front un peu en soir. Le ventilo : appréciable malgré le bruit. Je pense que je serai même amener à le regretter pendant le séjour.

Max et JR restent au lit, je me lève pour écrire quelques mots. Bonne initiative, durera-t-elle ?

Je règle mon réveil pour qu'il sonne à 19h00 tous les jours pour ma malarone©. Un merci à JR : il m'a dépanné la veille à l'aéroport d'un comprimé : les miens étaient en bagage à soute...

Max a renversé du café sur son clavier de PC portable; pas de @ ni de . ni de ; la bidouille à l'africaine jusqu'au surf sur internet et l'envoi de mail !

Dimanche 15 juin 2008 (Céline)

Contente de vous faire découvrir une petite partie de l'Afrique, j'espère que le voyage va vous plaire.

Max nous prépare le thé traditionnel malien, un thé avec plein de mousse... Hummm.....

Dimanche 15 juin 2008 (Gouli - suite)

Après une deuxième partie de nuit, on prendra le petit déjeuner au Nid. Céline nous y rejoins et après un pain au chocolat et un thé nous décidons de marcher jusqu'au fleuve.

Les premiers contacts avec la rue sont pour le moins surprenant : toute la vie se déroule dans la rue, les gens y dorment, mangent, font leur lessive, boivent le thé, travaillent, vendent. Les chèvres sont attachés à un piquet. Le côté bof : les égouts y sont à ciel ouvert et les gens jettent leur détritus dans la rue. Faudra s'y faire. Après avoir longé le Niger, nous buvons nos premiers 66 cl de Castel à la maison des jeunes. Le retour à pieds à l'IOTA nous fait traverser un marché. JR se fait accoster puis refourguer un "bracelet de l'amitié" à un prix que nous estimons tous trop cher pour ce que c'est ! Dire non n'est pas évident, faut détourner la conversation et rester sur ses positions.

De retour à l'IOTA, après un riz sauce arachide préparé par Céline et une bonne sieste, Max nous fait un thé malien. L'eau mélanché avec les thé est bouillie dans la théière sur un petit fourneau à charbon. Il est servi très mousseux. La première tournée est très amère. La deuxième, on rajoute de l'eau, est plus douce. La soirée se passe autour d'une bouteille de chablis en apéro suivi d'un resto ivoirien très bon.

La nuit est plus agitée. Le vent se met à souffler très fort, soulevant toute la poussière des rues qui masquera presque les collines autour de l'IOTA. La pluie se joint à la fête, tombant presque à l'horizontale sous les bourrasques de vent. Le pire sont les moustiques. La moustiquaire ferme mal et JR et moi sommes tour à tour leur entrée et leur plat de résistance. A retenir : ne pas oublier de badigeonner aussi la plante des pieds, les piqûres y sont douloureuses.

Au final, si j'ai dormi 2 heures c'est bien le bout du monde car le réveil sonne à 5h30 : demain, direction Djenné et son marché.