lundi 16

Nous voici maintenant à bord d'un bus direction Djenné. La très courte nuit joue sur mon humeur : les blagues de Max et JR au réveil ne me font pas rire du tout.

Petite flippe au comptoir pour acheter les tickets de bus : Djenné n'est pas indiqué. Normal cette ville n'est qu'un arrêt, pas une destination.

Nous allons passer 10 heures dans les transports entre le bus et le taxi-brousse dont une heure pendant laquelle notre guide réussira à nous rejoindre juste avant le taxi-brousse. Ilaura du coup le plaisir de respirer les gaz d'échappement de la vieille, le mot est même faible, 504 Peugeot. Ligne d'échappement percée, démarrage en seconde en poussant, plus que de la tôle... Bref, tout au long du trajet, la question sera restée entière : va-t-on arriver ?

Au final oui, dans un marché de Djenné en amorce de fermeture. Le même bazar que partout règne : mélange de couleurs, d'odeurs, d'étalages. La constante au milieu de tout ce foutris : l'architecture en terre cuite.

Après un petit tour, la bière fraîche à l'hôtel nous fait le plus grand bien.

Le repas se passe à discuter le prix du guide. On s'en tire pas mal : 440 000 francs CFA pour 2 pour Tombouctou et pays Dogon. Mais cela est épuisant, surtout après ce genre de journée.

Donc quand vient le énième guide pour nous proposer une visite de la ville, nous coupons court : on verra nous mêmes. Il est environ 22h30, le ventilo tourne au max. Une petite douche, un badigeonnage de 5/5 et dodo. Espérons que les moustiques seront calmes cette nuit.