mardi 17 (JR)

Nuit tranquille niveau moustique, réveil tardif, ça fait du bien. Dolo nous accompagne le matin pour faire le tour de Djenné. La mosquée, le grand marché déserté, le petit marché aux condiments qui ouvre tous les jours. Un dédale de ruelles dans lesquelles résonnent les toubabs, cadeau, photo, ça va bien

Un petit resto avec riz et poulet musclé, puis une petite sieste.

Au programme de l'après-midi, une ballade en charette pour visiter un village Peul.

J'ai trouvé cette visite assez éprouvante. Les ruelles étaient plus oppressantes, la misère un peu trop visible. Le chef du village nous as accueilli, interrompant son repas et nous récitant ses cours d'histoire de France, Charles de Gaulle, la joie des maliens d'avoir participé à l'effort de guerre. Un fort sentiment de culpabilité à accompagner le retour, d'autant que la tempête se levait.

Ce n'est pas la défaite de l'équipe de France face à l'Italie qui a pu nous consoler. Après une douche, tardive, mais méritée, nous avons passé la nuit sur la terrasse du Centre Culturel Frédéric Beigbeder...

mercredi 18 (JR)

La nuit fut fraîche, un peu de moustiques et vers 6.00, alors que nous prenions notre petit déjeuner, la pluie. Elle n'a pas duré très longtemps.

On n'était pas en retard pour prendre le taxi-brousse, il devait partir à 7.00, mais en fait, n'est parti qu'à 8.00. C'est au carrefour de Djenné que nos routes se sont séparées, Max partant vers Bamako avec le premier bus qui passait par là, alors que nous avons un peu attendu avant de pouvoir prendre un autre taxi-brousse.

Quelques aventures, puisqu'après avoir écrasé un chien, nous sommes tombés en panne d'essence, ce qui nous as permis de manger quelques mangues et à moi de prendre la plume. Ensuite à la barrière de Sévaré-Mopti, la police nous as demandé nos passeports, certains passagers ne semblaient pas en règle, mais finalement, tout le monde a pu repartir.

Nouveau taxi jusqu'à l'hôtel Yapasdeprobleme, je fait chauffer la carte bleue dans un distributeur climatisé afin de payer l'avance pour le guide. On discute un peu avec le loueur pour savoir comment payer l'essence. L'affaire semble conclue, mais finalement, nous paierons un plein complet en espérant qu'il sera suffisant pour rallier Tombouctou.

On se délasse avec une bière puis un tour dans la piscine, on a pris nos repas en ville, pour 1000 F le midi et 250 F le soir. Au menu, riz sauce viande. J'ai du mal à finir mon plat, mais on goute l'eau du robinet, et pas de tourista. Coucher en terrasse après une partie de 421 et d'awalé.