Jeudi 19 juin (JR)

En route pour la cité mystérieuse. Réveil, douche, petit déj, départ peu après 7.00. Avec un 4*4 on est plus maître de ses horaires. On ne sait pas par contre combien de kms on devra faire et surtout si le plein sera suffisant pour nous ramener à Mopti. Sur la piste, le chauffeur nous montre toute son adresse, il roule un peu vite et cela secoue, on comprend un peu ce que peuvent ressentir les pilotes du Paris-Dakar. On arrive finalement à Tombouctou au bout de 200 kms de piste et la traversée du bac. La jauge est au dessus de la moitié, on devrait rentrer sans problème.

Après le repas, la sieste. Le problème c'est qu'il fait très chaud, rien de reposant. Vers 16.00, on tente une sortie jusque la Flamme de la Paix où un touareg nous invite à prendre le thé. Il nous explique un peu sa vie, ses caravanes, ses chameaux, puis nous propose quelques bijoux. Je me laisse un peu faire et je repars avec 2 bracelets pour 6000 francs et ma vieille montre qui ne marche plus.

Le soir, repas chez la fatou mata, c'est bon et c'est pas cher. Une première nuit sur les terrasses de Tombouctou...

Vendredi 20 juin (JR)

La nuit se passe assez bien. Pas trop chaud, pas trop froid, mais la pleine lune gêne un peu le sommeil et les muezzins sont très nombreux (environ 27 mosquées). On commence donc la visite de la vielle avec Baba, un jeune rasta impliqué dans une association musicale et dont le père, ancien cuisinier à l'ambassade de France, est le propriétaire de l'hôtel dont nous sommes les seuls clients.

Visite intéressante, les 3 principales mosquées, vestige du passé très glorieux de Tombouctou, c'est en effet dans les années 1830 que les premiers occidentaux ont pu fouler le sol de Tombouctou.

Une nouvelle sieste nous mène à 16.00 pour prendre la caravane vers le Sahara. Des "touaregs" en jeans nous accompagnent et nous proposent à nouveau thé et bijoux. Pas une deuxième fois, merci.

On s'enfonce un peu dans le désert, laissant les chameaux derrière nous. Le sable et le vent sont brulants, mais le calme est vraiment apaisant.

Tombouctou se situe aux portes du désert, c'est aussi une ville très arabisée et métissée, on y trouve selon Dolo la plus belle fille du Mali...

Le coucher ne tarde pas, réveil à 4.00 le lendemain.