Samedi 28 juin (JR)

Réveil quatre heures après mon coucher, par la joyeuse bande légèrement éméchée... Depuis Mopti, ça va pas bien, la chaleur, la bouffe, l'Afrique commence sérieusement à me sortir par la peau, les yeux et tous les orifices... Vivement le retour à la civilisation. J'essaye de comprendre comment les gens font pour rester, et je me dis que les gens qui sont arrivés en Europe quand c'était couvert de foret, quand l'hiver était plus froid sans le chauffage central...

Petite balade en ville seul pour aller poster mon courrier, le bureau le plus proche n'était pas ouvert, pas trop envie de m'aventurer tout seul, pis il fait un peu chaud. Retour par le Nid pour prendre un petit déj et quelques croissants. La journée va passer tranquillement, et le soir un dernier resto, avec taxi, négociation un peu foireuse... La pluie de la saison des pluies est arrivée, avec quelques rivières qui coulent sur la route, depuis le toit de l'IOTA on voit bien que l'orage entoure Bamako. L'avion partira t-il ?

Le dernier taxi que l'on prend nous parait bien, jusqu'à ce qu'on quitte la ville, il semblerait que seuls les veilleuses de sa voiture fonctionnait encore, on roule à la lueur des éclairs, mourir si près du retour... Finalement on parvient à bon (aéro)port..

4 heures d'attente, car on est arrivé un peu en avance, l'avion étant censé décoller à 3.00 pour correspondance à Casablanca, on partira avec une heure et demie de retard pour une heure de battement à Casa.... Finalement tout se passera bien, et on attendra encore une demie heure à Casa...

Au retour, on passera au dessus du détroit de Gibraltar que je n'avais aucunement l'intention de louper.

Au retour, on sent bien la différence, la température déjà, les gens qui courent partout et qui sont bien pâles, le klaxon des voitures qui semble beaucoup plus agressif de ce côté de la Méditerranée.

Aujourd'hui, je suis bien content de ses vacances, je voulais remercier Céline et Max pour nous avoir invité, puis accueilli, à Dolo pour nous avoir montré son pays et à Gouli pour m'avoir convaincu d'y aller, pour avoir écrit le compte-rendu, pour m'avoir supporté et aidé.