Le sujet est chaud, délicat. Quand Sarkozy dit qu'il ne veut pas la Burqa dans nos rues, on ne peut pas ne pas être d'accord.

Il est question ici de défense de la laïcité, liberté de culte, mais dans l'espace privé, il est question aussi de défendre les droits de la femme.

Si c'était aussi simple que ça, la question serait résolue depuis longtemps. La notion de liberté individuelle, de libre choix, admettons que certaines personnes veuillent de leur propre volonté porter ce voile. D'une part, il est difficile d'en être certain, comme on ne voit pas leur visage, comment savoir ? Par ailleurs, il y a des gens qui trouveraient sans doute très plaisant de se promener tout nu. Il y a des règles que la société se fixe sur ce qui est décent et ce qui ne l'est pas.

Ce qui me gêne le plus en fait, c'est la dimension religieuse que cela prend, le peuple judéo-chrétien qui refuse de se laisser islamiser, ou alors l'aspect racisme et rejet primaire de la différence. Il faut absolument prendre conscience que le réel enjeu est l'établissement de règles communes.

Je ne sais pas si je représente un grand nombre de français en disant cela : "Je veux voir vos visages, constater que vous avez des bras et des jambes, que c'est bien un être humain que je cotoie. Vivre en France, ça ne veut pas seulement dire vivre dans un pays magnifique, ça veut dire qu'il faut se coltiner ses habitants, qu'ils soient issus de première, deuxième, troisième génération."