La mer qu'on voit danser
Par JR le mercredi 11 novembre 2009, 22:57 - Brève - Lien permanent
Si je me renvoies 12 ans en arrière, je suis dans l'atelier de mon père, et j'écris les lettres pour m'inscrire dans des écoles d'ingénieur. A cette époque, j'avais cette image en tête, d'être au bord de l'océan, d'avoir un bateau à prendre, sans bien connaître le cap, sans bien savoir si la mer était calme ou agitée. Le marin qui n'a jamais pris la mer entend bien les conseils qu'on lui donne, la météo, les avis de prendre un plus gros bateau, de ne pas oublier son gilet de sauvetage, mais tant qu'on n'est pas parti en mer, on ne sait pas, tout cela reste théorique.
J'ai donc pris le bateau, un peu à l'aventure, et je me suis rendu compte que je n'étais pas tout seul, certains ont fait un bout de voyage avec moi, m'ont appris des techniques de navigation, de survie en mer, se méfier des requins, peut-être je n'ai pas eu trop l'occasion de trop jouer avec les sirènes, mais toujours est-il qu'aujourd'hui, je connais un peu mieux la mer, un peu mieux mon bateau, certains marins qui pourront m'accompagner, mais la route, le cap que je vais prendre est toujours aussi flou. Mais quelque part, j'ai décidé de hisser ma voile, et de prendre un cap un peu différent, je vais sans doute devoir ramer un peu, mais un changement d'air, des eaux un peu plus claires, tout cela me fera du bien.
Commentaires
jolie métaphore :-)
ça me fait penser à une histoire que je vais t'envoyer... "who moved my cheese?"
Des envies de voyage ? ;)
Joliment dit.
Il y a quelques réserves de gréement un peu usagés, rangés des tempêtes, qui pourraient resservir...
1) Perso, je me méfierais d'avantage des Garbage Patchs que des requins.
2) Pour ce qui est de l'horizon flou, Colomb est entré dans l'histoire en partant au pif vers le soleil couchant.
3) La voile, c'est bon pour les Seine-et-marnais du nord. Nous autres dans le sud, on va entièrement à la rame.
J'adore ces petits moments de poésie, pendant lesquels on est tous bien sur d'avoir compris, et en fait, en relisant, on ne comprend plus rien du tout.
dudule, je t'adore, alex, il faut que je prenne le temps de lire ton truc.