Loin de moi l'idée de faire un cours magistral sur ce qu'on doit penser, je livre juste mes réflexions suite à un article que je n'ai même pas lu, mais qui disait que l'islam et la démocratie était incompatible.

Je le reprécise tout de suite, je n'ai pas lu l'article, juste le début et la conclusion, et cela m'a fait de la peine, car c'est un blog qui parlait de "nouvelle société".

Pour moi, quand on veut inventer quelque chose de nouveau, on ne doit pas commencer par détruire ce qui existe, mais essayer de tirer ce qui nous rassemble le plus, sur quelles bases nous sommes d'accord, fondamentalement. Fustiger le jeune de banlieue qui porte sa casquette à l'envers, quand on sait très bien que le raccourci dans les campagnes est vite fait. "Les banlieues sont peuplées de jeunes musulmans à casquette" "C'est quand même malheureux c'est jeune qui ne veulent pas travailler".

Et franchement, qui voudrait d'un minaret du haut duquel tous les matins un muezzin viendrait crier à nos oreilles qu'Allah est grand ? Quoi, ce n'était pas la question ?

Donc voilà, on fait de la politique à base de petites formules, on élude les questions, et on reste avec des problèmes alors qu'il existe plein de solutions. Pour vivre ensemble, commençons par partager nos fêtes. C'est ce qu'on fait avec nos amis, on les invite pour prendre l'apéro ou un petit café. C'est ce que j'ai entendu hier soir dans la rue

  • au fait merci pour la dernière fois
  • de rien.
  • si vraiment, j'ai une dette envers toi
  • ben tu m'offriras un café un de ces quatres

Je ne sais pas quel service était rendu, simplement, celui qui avait rendu service ne le faisait pas pour autre chose que d'avoir une vie sociale...