Une copine de blog, c'est comme ça qu'on dit quand on n'a pas rencontré les gens en vrai, mais que ça fait quelques années que l'on suit leur vie, de loin en loin, et qu'en plus cette personne a même eu la gentillesse de visiter mes quelques pages, a pondu cet article : "Ne pas toujours dire oui".

Elle est elle aussi touchée par le cancer d'un de ses parents, et les médecins lui ont annoncé de manière fort peu délicate, à elle et sa mère, croyant que le médecin précédent lui avait déjà annoncé, la nouvelle est tombée, abrupte. Un cancer, ça sonne toujours plus ou moins comme une condamnation à mort. En fait, c'est un peu plus complexe, car il n'y a pas un cancer, mais des cancers, certains se traitant plus ou moins bien, toujours est il qu'ils sont un réel retour à la réalité : "la vie est fragile". Le fait est que dans notre société, on en sait de plus en plus, on a le sentiment de tout pouvoir maîtriser, et soudain, on se trouve confronté à quelque chose qu'on ne sait pas bien expliquer, à une maladie qu'on cherche à soigner depuis des années, mais face à laquelle on n'a pas encore de remède, contre laquelle il n'existe pas de prévention et qui risque tous de nous tuer.

Je ne sais pas ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire dans ces situations, mon père a soigné un cancer en 2009, il a ainsi pu assister au mariage de sa petite dernière, puis fêté ses 40 ans de mariage en septembre pour partir très rapidement 3 mois plus tard. Je n'ai rien vu, rien voulu voir, il n'a pas trop montré, on a profité de sa présence, même s'il était fatigué, il était encore content de nous voir autour de lui, même s'il était bien inquiet...

Bon, c'est pas très positif tout ça, désolé, alors que pendant ce temps, il se passe des choses en Tunisie et en Egypte...