Voilà c'est fait : les résultats sont tombés.

Et ils ne sont pas bons, pour les écolos (j'espérais qu'on ferait plus de 3%), pour le front de Gauche, non plus, et puis aussi cette masse de gens prête à voter pour le front de la haine (comme on peut l'entendre dire).

Beaucoup de gens se sont déplacés pour aller voter. J'étais assesseur dans un bureau de vote et notamment une petite vieille qui a dit : on n'a pas le droit de parler, mais bon à gauche/à droite ça va bien...

J'ai pas capté le message, enfin, pas totalement, mais il s'agit bien d'un gimmick du Front National. Je ne tente pas de dédouanner les 6 millions d'électeurs de Marine, juste de rapporter une excellente réflexion d'un de mes amis qui me demandaient ce qui finalement différenciait le FN de l'UMP et surtout de me dire que malgré le fait que Jean-Marie ait fait 5,5 millions d'électeurs au deuxième tour en 2002 et que sa fille ait fait 6,4 millions au premier tour 10 ans plus tard, c'est finalement plus l'électorat de gauche qui avait progressé plus que celui de droite.

En effet en 2007 :

- La droite (CPNT + UMP + FN + MPF) = 16.5 millions d'électeurs

- La gauche (PS + PC + Verts + LCR + LO) = 13.2 millions

- Bayrou = 6.8 millions

En 2012 :

- La droite (UMP + FN) = 16.2 millions

- La gauche (PS + FdG + EELV + LO + LCR) = 15.7 millions

- Bayrou + Dupont Aignan = 3.9 millions

L'autre chose qu'on constate en comparant les scores des élections, c'est que le bipartisme garde de beaux jours devant lui : en 2007 :

- UMP + PS = 20.9 millions

- reste = 15.7 millions

en 2012

- UMP + PS = 20 millions

- reste = 15.8 millions

C'est dommage que le presque million d'électeur qui a renoncé à voter pour un des candidats du bipartisme n'est pas voté contre le bipartisme, et ça prouve en relief que ces gens n'adhèrent simplement pas à la représentation partisane.

Voilà, c'est un peu brouillon comme analyse, mais j'avais surtout envie de dire que je veux opposer UMP + FN au reste de l'électorat qui pense qu'une France Forte n'est pas une nécessité pour résoudre les problèmes de chacun. S'il est bon d'être fier de son pays, plutôt que d'en avoir honte, cela ne peut pas être érigé en système politique.