Le contexte

Nous sommes dans une société fortement sexiste, même si en évolution importante depuis le début du siècle précédent. On a toujours cette notion de sexe fort et de sexe faible. De plus certaines avancées allant dans le sens d'une société plus égalitaire sont encore bien fragiles.

Des débats agitent régulièrement, la sphère internet, portant notamment sur des affaires comme le voile de cette judokate, les réflexions que l'on peut entendre dans la rue, ou le fait d'avoir une case "mademoiselle" dans les documents officiels. L'idée sous-jacente, je l'imagine est de faire feu de tout bois, afin d'éviter un endormissement sur des choses qui ne sont peut-être pas tout à fait acquises.

Les luttes justifiées

Je ne remets pas en cause la pertinence de ces luttes, mais je souhaitais réagir sur la virulence de certains propos. Dans notre société, une femme sera d'abord vue comme un bout de chair, contre cela, on doit pouvoir lutter, mais la société telle qu'elle est juge en premier lieu sur l'apparence, et ce n'est pas que les femmes qui en sont les victimes. Selon moi, ce phénomène est donc un symptôme des malaises qui sont dans notre société, et en parler n'est pas vain, mais en débattre me semble extrêmement contre productif. (Est-ce ce que ce phénomène existe ? Est-ce que certaines personnes apprécient ou se sentent agressées ?)

Surtout, il me semble qu'on en arrive à des degrés zéro du débat, où chacun se retranche derrière ses positions (car ce ne sont pas des convictions, simplement des états de faits), et on balance des insanités, on provoque, on s'échauffe pour rien.

La lutte finale

Si j'ai intitulé mon article ainsi, c'est pour inciter à la réflexion. La lutte ne peut pas se concevoir sans fin, surtout, on ne peut pas faire des "campagnes" et des "actions" , tout ce vocabulaire emprunter à la guerre ne peut pas nous inciter à construire des choses durables.

Pour paraphraser MLK, je dirais : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères et des sœurs, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."