La neige fond, les arbres bourgeonnent, le jour succède à la nuit, la douceur revient, la vie semble reprendre ses droits.

Oui, je l'attendais ce printemps, et je sens qu'il est là, à ma porte, à ma fenêtre. Je vais ressortir, ne plus avoir peur, me construire une cohérence.

Ce soir j'étais à un débat sur la COP 21, et lorsque la question a été posée de ce sur quoi on devait mener notre action, un type a répondu : l'accueil des étrangers. Cette réponse n'est pas totalement hors de propos. Car oui, l'urgence est dans l'accueil, ces gens qui fuient leur pays en guerre. L'urgence est aussi à s'ouvrir aux autres dans une société très individualiste. Apprendre aussi à vivre dans des conditions difficiles, avec des réfugiés qui aujourd'hui sont victimes de la guerre, mais qui demain peut-être seront des réfugiés climatiques.

(Ré-)apprendre la solidarité, se préparer aux catastrophes qui nous attendent, en se disant que cette préparation peut tout aussi bien nous permettre de les éviter en nous faisant nous poser les bonnes questions ou en trouvant des solutions pragmatiques.

La psychologie et la sociologie sont des disciplines complexes, et je voudrais éviter de tomber dans le piège de faire des analyses ou des prédictions. Il se passera ce qui se passera et on fera en sorte que ça se passe le mieux possible.