J'ai pas l'impression que ce week-end fut très reposant. Je n'ai pourtant pas fait d'excès de veille, ni d'efforts. J'ai quand même déménagé ma chambre, troisième chambre de l'année. Je ne suis pas deçu par les changements qu'apporte la vie en communauté, et en coloc à Buc en particulier. Mais cela dit, j'ai un peu de mal à dormir en paix, je me torture un peu l'esprit sur ce que je pourrais faire, sur ce que je devrais faire, ne pas faire, ne pas dire. Tourner la page, ou non. Provoquer le clash ou pas, après tout, je voulais essayer quelque chose de nouveau, ça n'a pas marché, elle dit qu'elle n'était pas prête. Je ne sais pas ce que je peux retenir de cette histoire, quelles erreurs je ne devrais pas faire, selon elle, je ne suis pas responsable, mais c'est assez difficile à croire.

Pourquoi la première fois serait forcément la bonne ? Pourquoi j'ai autant de mal a parler et que j'arrive tellement plus facilement a écrire ? C'est vrai que je n'ai pas besoin d'attendre que mon interlocuteur soit prêt a m'écouter, et a discuter avec moi. La conversation pourrait m'apporter des réponses plus directes, mais, je ne sais pas très bien si je saurais les écouter, et surtout j'aurais l'impression d'avoir influencé ces réponses par ma présentation des faits. J'ai peur d'appeler Charlotte, parce que j'ai peur de précipiter la fin. J'ai l'impression que ce n'est pas ce qu'elle attend, mais tout cela reste très virtuel. Comme d'écrire dans un blog, comme de laisser une trace sur la blogosphère. J'ai peur d'appeler Charlotte, je risque de la déranger et elle va me dire qu'elle me rappellera et je perdrais l'influx. J'ai peur de l'appeler et de la souler. J'espère qu'elle pense encore à moi. Pourquoi je pense toujours à elle ?