jrcourtois: le blog

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mercredi 11 novembre 2009

La mer qu'on voit danser

Si je me renvoies 12 ans en arrière, je suis dans l'atelier de mon père, et j'écris les lettres pour m'inscrire dans des écoles d'ingénieur. A cette époque, j'avais cette image en tête, d'être au bord de l'océan, d'avoir un bateau à prendre, sans bien connaître le cap, sans bien savoir si la mer était calme ou agitée. Le marin qui n'a jamais pris la mer entend bien les conseils qu'on lui donne, la météo, les avis de prendre un plus gros bateau, de ne pas oublier son gilet de sauvetage, mais tant qu'on n'est pas parti en mer, on ne sait pas, tout cela reste théorique.

J'ai donc pris le bateau, un peu à l'aventure, et je me suis rendu compte que je n'étais pas tout seul, certains ont fait un bout de voyage avec moi, m'ont appris des techniques de navigation, de survie en mer, se méfier des requins, peut-être je n'ai pas eu trop l'occasion de trop jouer avec les sirènes, mais toujours est-il qu'aujourd'hui, je connais un peu mieux la mer, un peu mieux mon bateau, certains marins qui pourront m'accompagner, mais la route, le cap que je vais prendre est toujours aussi flou. Mais quelque part, j'ai décidé de hisser ma voile, et de prendre un cap un peu différent, je vais sans doute devoir ramer un peu, mais un changement d'air, des eaux un peu plus claires, tout cela me fera du bien.

lundi 26 mai 2008

Le paradis, l'enfer

Un saint homme demanda un jour à Dieu : «Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ».

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l'une des portes et permit au saint homme de regarder à l'intérieur. Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux. Le saint homme saliva d'envie. Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades. Elles avaient toutes l'air affamées. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères dans leur bouche. Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.

Dieu dit : «Tu viens de voir l'enfer»

Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte. Dieu l'ouvrit. La scène que vit le saint homme était identique à la précédente. Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches. Cette fois, cependant, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant.

Le saint homme dit à Dieu : « Je ne comprends pas ! »

C'est simple. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes.

vendredi 21 mars 2008

Tempête

Il y a du vent ce soir, et de la pluie aussi.

J'ai encore pris mon vélo, vent de face à l'aller, pas mal de contrariétés, les gens qui ne s'entendent pas, les gens qui ne s'écoutent pas. Ca me rend triste. Vent de face, il faut pédaler, se fondre dans la difficulté. Souffler.

Au retour, c'est plus facile, le bruit de la roue sur le bitume, 25/30 kms par heure, sans forcer. Mais au premier virage, c'est le vent et la pluie qui se rappellent à moi. Les éléments, l'environnement est sauvage, tout bouge, je ne comprends pas forcément bien tout, mais je suis ma route.

mercredi 26 juillet 2006

Eloge funebre

Perdre un ami de longue date n'est jamais une chose facile, surtout quand celui-ci vous a accompagné dans bien des aventures, à l'ecole, au travail, en Norvège, en Croatie. Ce fut d'ailleurs sans doute le voyage de trop, je sentais bien qu'il etait fatigué, et qu'au retour, il mériterait une retraite tranquille, mais mes promesses furent vaines, et il a rendu l'âme en arrivant à Paris. Non, bien sûr tout espoir n'est pas perdu, mais quand je vois l'état dans lequel il est je me dis qu'il vaut mieux pour lui cesser toute activité.
Il y a bien peu d'amis fidèles comme un vélo, et je crois qu'il est temps pour lui et moi de nous dire adieu, prolonger inutilement une aventure de presque 10 ans n'est sans doute pas bien raisonnable.

Merci a toi.

mardi 2 mai 2006

La pluie

Contre un coin de paradis...
Elle est très fertile pour la terre et les poètes aussi. On aime et on déteste. Parfois, quand t'es dans le désert, depuis trop longtemps, tout ce que tu attends c'est qu'il se passe quelque chose. Sinon quand tu es en train de marcher et que tu n'as pas prévu la pluie, tu es bien embêté. J'aimerais bien que pendant mes vacances, qui risquent d'être terriblement enrichissantes, il fasse beau, pour pouvoir profiter de la vie au grand air, en communauté, en vélo et en musique. Meme si je sais d'expérience que les épreuves, les péripéties, font le sel de l'existence.

Bon, c'est un peu nase comme sujet, et largement éculé, je n'ai pas l'impression d'être bien nouveau. Enfin, y a eu un peu de pluie et de froid ce week end, du coup, on n'a pas pu profiter de l'extérieur. Mais j'ai été content de revoir d'anciens copains de l'école.

Pourvu que je continue a chanter sous la pluie.

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